La France d’après (4/4) :

Avant de nous préoccuper du « monde d’après » penchons-nous plutôt sur la « France d’après ». Un pays, où l’État a été totalement défaillant : nous sortir d’une crise sanitaire sans nous plonger dans une crise économique qui sera fatale pour beaucoup d’entreprises, beaucoup de travailleurs.

La France d’après

France d’avant vs France d’après :

La France d’avant :

1) Une France d’avant centralisée à l’excès

Avec un exécutif de « ne sachant pas », mais omniprésent. Quitelle une monarchie absolue, complètement « hors sol » et composée majoritairement de Hauts Fonctionnaires, Prend seul ces décisions en les justifiant d’avis de scientifiques…lorsque ceux-ci correspondent à légitimer à leur propagande.

2) Un exécutif

Ayant choisi de s’entourer de « conseillers-amis-courtisans », acceptant de ne pas être suivis pour pouvoir décider seul (Jupiter). Qui a oublié le sens de la définition de la Démocratie (le pouvoir du peuple). Qui a pris ces citoyens pour des débiles profonds et des irresponsables. Tous les dictateurs pensent agir pour le bien de leur peuple !

3) Un millefeuille de décisionnaires entravés

Par une administration tatillonne dénouée de tout bon sens et surtout d’intérêt pour le bien public. Les fameux « coupables, mais pas responsables ». Ces décisionnaires qu’on a volontairement infantilisé et privé de tous les moyens nécessaires pour agir.

4) Une communication (de propagande) angoissante voire terrorisante

De la population : « Restez-chez vous pour ne pas tuer les autres », « une guerre », « écroulement », « la 2ème vague »). Avec un Jérôme Salomon qui chaque soir égrainait le nombre de mort (tels l’énoncé des petites lettres dans un contrat d’assurance.

Cette communication (comme celle des médiocres) n’avait en fait comme objectifs que de masquer :

  • Une impréparation quasi-totale sur les moyens (manque de masques, de tests…) ;
    • La réelle responsabilité des décideurs ;
    • Une suffisance absolue, un mépris des citoyens ;
    • Des hésitations pour statuer dans l’urgence ;
    • Un amateurisme navrant ;
    • Une trouille bleue du moment des juges qui va venir.

Cette communication ne constitue pas de la transparence, mais une stratégie d’infantilisation. Afin de masquer leurs pénuries. Exemple récent : décréter que les tests ne sont que pour les malades ayant des symptômes. Cela revient à dissimuler la pénurie de tests pour tous et assurer un bon déconfinement.

  • Et tous ces communicants (médecins, scientifiques, pseudo-experts, politiques) qui se succédaient devant des médias complices. Pour entretenir ce climat anxiogène).
  • Le climat de défiance de la population créé, implicitement ou explicitement, envers toute autorité.

5) L’impunité des décideurs :

Le Chef de l’État jouit d’une immunité constitutionnelle ;

Les ministres, les Hauts fonctionnaires (irrévocables) les élus de haut niveau, tentent actuellement de s’auto-absoudre. En essayant de changer la Loi et en supprimant la Cour de Justice de la République (CJR). Seule juridiction pouvant poursuivre des Ministres concernant leur gestion de la crise du COVID-19

Les Maires resteront les seuls élus pouvant être désignés comme responsables d’un fait dû à la crise ;

L’administration tatillonne qui a par simple idéologie a entravée la mise en application des décisions prises par le chef de l’État lui-même. Avec ses normes, ses doutes, ses hésitations, son incompétence chronique.

Nos libertés individuelles :

Subissent actuellement : les pires attaques depuis le Régimes de Pétain (1940 – 1944). Notre Nation de droit risque de devenir en danger;

Les services publics, ils ne sont pas au service du public, mais sous dictats de syndicats sectaires fortement minoritaires dans la France du travail.

Notre administration, un seul exemple : En pleine crise du manque de masques (mars 2020). Depuis plusieurs semaines, des millions de masques issus des réserves étatiques. Dont une part non négligeable était sans doute utilisable, ont été consciencieusement brûlés…à la grande surprise du Gouvernement ! L’administration ne peut pas se diriger elle-même.

Dire la vérité :

Les exemples sont très nombreux qu’ils nous ont mentis pour masquer les insuffisances. Nous n’en soulèveront qu’un seul exemple très significatif d’un état d’esprit (ou une stratégie de tromperie généralisée) : la petite phrase de Sibeth Ndiaye : la nouvelle porte-parole du gouvernement avait déclaré à l’Express : en 2017 « J’assume de mentir pour protéger le président de la République.»

Des faits de ce genre nous pourrions les multiplier. Ils pourraient même faire l’objet d’un livre entier. Mais notre but ici, n’est pas de faire le procès du passé (d’autres le feront peut-être). Mais de parler d’une transition nécessaire vers la France d’après.

La France d’après :

Reprenons dans l’ordre les manquements (ci-dessus), de la France d’avant. Ouvrons le débat pour « inspirer » ceux qui auront l’immense tâche de reconstruire cette nouvelle France. (en leur donnant quelques pistes de réflexions).

La centralisation du pouvoir :

Un gouvernement choisi par le Chef de l’État, mais parmi des représentants des différents gouvernements régionaux.

Un chef de l’État élu pour 7 ans au suffrage universel. Responsable de la diplomatie, de la défense et de la sécurité intérieure, de la justice, des finances nationales, de la recherche, des grands aménagements du territoire. (Les transports d’un grand Paris)

Obligation à tous les salariés d’adhérer à un syndicat. Avec création de nouvelles organisations syndicales apolitiques. De salariés, patronales, commerce, étudiants, services, culturel, militaires, retraités, indépendants, régionaux ou communautaires…), centrées sur la défense des intérêts de leurs membres :

Limiter le rôle des Hauts fonctionnaires à celui d’appliquer les décisions du Chef de l’État et des assemblées, après consultation ;

Valoriser les organisations professionnelles (consultations et décisions), avec représentants dans les assemblées ;

De la centralisation du pouvoir débouche des mesures qui ne seraient nécessaires que pour les parisiens (le confinement vs la Lozère).

L’exécutif

Référendum : consultations nationales et régionales plus fréquentes (au moins une fois par an) ;

Suppression des clivages « droite/gauche » « public/privé » « gouvernemental/opposition » « actifs/non-actifs » ;

Une suppression de toute discrimination positive, sélection uniquement sur les capacités individuelles (quotas) ;

La suppression des partis politiques au profit de groupe d’intérêts (régionaux, professionnels, communautés…) ;

Création de conseils étiques, législatifs, de bonnes pratiques. Pour contrôler le bien-fondé pour les citoyens des décisions de toutes les assemblées (nationales et régionales) avec droit de véto ;

Nous nous sommes très éloignés du sens de la démocratie (le pouvoir au peuple) ;

Notre constitution actuelle date du 4 Octobre 1958. Excellente à l’époque, mais le monde a changé depuis, et va encore considérablement évoluer prochainement. Il devient urgent de l’adapter voire de la changer totalement.

Un millefeuille de décisionnaires entravé :

L’organisation territoriale actuelle de la France. C’est-à-dire : le découpage du territoire national et la répartition des pouvoirs reposent sur une structure mise en place en 1982. Ils ne sont plus adaptés au nouveau monde qui se dessine.

  • Nos 36 000 communes actuelles, regroupées en 20 000 dans un premier temps. Puis à 10 000 ensuite, pour regrouper leurs moyens :
    • Dirigées par un Duo représentatif et administratif comprenant :
    • Un Maire élu (représentant le peuple) élu pour 5 ans pour représenter les citoyens et diriger un conseil municipal ;
    • Un conseil municipal élu pour 5 ans. Les responsabilités et Moyens seraient aussi élargis.
    • Un Directeur Général, recruté en CDI, comme un véritable Chef d’entreprise. Recruté pour ses qualités professionnelles : (gestions financière, RH). Afin de s’occuper des investissements et de la gestion des personnels de la Mairie et ainsi pour faire mieux vivre la commune au quotidien ;

Une décentralisation aussi sur :

  • Les cantons : seront supprimés, leurs fonctions et responsabilités seraient attribuées aux groupements de communes (plus proche du peuple) ;
  • Les départements conservés, mais avec un préfet élu par les maires et non plus désigné par le pouvoir central. Les préfectures aménagées en centre de service publics délocalisés
  • Les Régions : Les 8 grandes régions auront une plus grande autonomie (financière et décisionnaire). Dont un « Grand Paris » regroupant Paris-intramuros et les communes de la petite couronne. La grande couronne répartie dans les régions périphériques ;
  • Un gouverneur élu pour 7 ans renouvelables, par les élus des nouvelles communes de la région ;
    • Un gouvernement régional, avec des ministres élus pour 7 ans. Ayant en charge : (éducation, transports régionaux, commerces et industries, développement régional, santé, événements culturels). Dont une région « Grand Paris » (intramuros et petites couronnes) ;

Et aussi :

  • Des conseils régionaux regroupant : ½ d’élus et ½ de représentants professionnels de l’économie des régions ;
  • Une Assemblée nationale d’environ 200 membres, parmi des représentants des Régions. La moitié représentant des élus, ¼ du monde économique et du travail (syndicats), ¼ des organisations type ONG, ou professionnelles. Dont la seule fonction de cette assemblée serait d’aménager des Lois, et de superviser les Régions ;
  • Un parlement d’une centaine de représentants régionaux élus par le peuple. Chargés de l’aménagement du territoire, des fonctions régaliennes de l’État, des finances et des impôts nationaux. Les parlementaires élus pour 7 ans. Lors des élections régionales. Les Français demandent plus de parlementarisme. Ils ne veulent plus de cette monarchie absolue tenue par des amateurs et des menteurs.
  • Interdire l’influence des lobbies sur les élus et représentants. Mais en échange, faire entrer officiellement des représentants d’associations (écologiques, d’intérêts généraux…) dans les assemblées.
  • Un Gouvernement avec des ministres ne s’occupant que des questions régaliennes. Tels que : armées, justice, diplomatie, grands investissements, transports nationaux, énergies, immigration, communications, culture.
  • Un premier ministre (back-up du président), chargé de mettre en œuvre les décisions des assemblées et du Président. Responsable de l’animation des ministres ;

Un chef de l’État

Élu au suffrage universel pour 5 ans. Sans posséder le pouvoir dissoudre les assemblées. Pouvant être destitué par les mêmes assemblées. Chef des armées et des cultes, de la diplomatie et des relations européennes, des Collectivités d’outre-mer. Qui se verrons accroître leur autonomie et ne dépendront ainsi que du Président de la République. Avec un cabinet particulier de conseillers.

  • Des conseillers en nombre limité, attribués aux grands décideurs :(Chef de l’État, les gouverneurs de région et le Premier ministre). Désignés pour leurs seules connaissances dans certains domaines (Santé, Défense, Diplomatie, Investissements, Grands transports, économie, législatif).

Une communication angoissante voire terrorisante :

  • En période d’angoisse et d’incertitude le cerveau humain voit son fonctionnement perturbé sans une compréhension normale des faits. Et cela le pousse à réagir d’une manière irrationnelle ;
  • La communication de crise reste très dangereuse avec un fort risque de boomerang en retour. C’est un vrai métier de spécialistes et répond à des critères bien précis. Qui a conseillé E. Macron pour la conférence surréaliste du 6 Mai ;
  • Les couacs de communication de sont enfilées comme des perles sur un collier ;
  • Les renversements et revirements de discours entre les membres du même gouvernement demeurent incroyables.

L’impunité des décideurs :

  • Mettre en place un contrôle du Chef de l’État par le parlement et l’assemblée (révocation comprise) sans pouvoir dissoudre les deux assemblées ;

Sur les libertés individuelles ;

  • Une plus grande représentativité des citoyens dans les assemblées régionales et nationales, donc penchée sur l’intérêt des personnes, garantira le respect de ces libertés ;
  • Une meilleure démocratie (bienveillante et en empathie) assurera le respect des individus ;
  • Mettre en place un conseil de surveillance de sages et de constitutionalistes nommés par des élus et non cooptés par le pouvoir.

Les services publics :

  • Une limitation du droit de grève en fonction d’un intérêt général ou l’instauration d’un vrai service minimum dans les services publics.
  • Unifier les régimes entre le privé et la fonctions publiques (responsabilités, retraites, salaires, congés…) ;
  • Des services publiques sous le pouvoir ds régions.

Notre administration :

  • Les formalités administratives, en ce moment, sont irresponsables et incompréhensibles. Elles rajoutent des couches de formulaires sur d’autres formulaires, et des normes s’ajoutant sur d’autres normes. Sur une stratégie qui englobe et ceinture et bretelles pour tenir leur pantalon d’incompétences et d’amateurisme. Je suis pour une révolution contre-administrative qui, nous débarrasserait de toutes ces procédures, tous ces normes.
  • Pour notre administration au début c’était une grippette et elle n’a pas bouger un cil, aujourd’hui, en panique : c’est Ebola. Elle a besoin de créer toujours plus de règles, quand ce n’est pas nécessaire elle invente des raisons (la 2ème vague) pour les justifier.

Une transparence :

  • Cette transparence ne se rencontre pas dans la chronique de Jérôme Salomon. Chaque soir, il nous a égrainé une litanie de mauvaises nouvelles. Inaudibles comme les « petites lettres » en bas d’un contrat d’assurance, qui cache la réalité et qu’on ne lit jamais ;
  • « Arranger » une vérité qu’on ne peut pas dire. Pour la faire digérée par ses auditeurs, sans que ceux-ci se sentent trompés. Cela aussi c’est un métier qui ne s’apprend pas à L’ENA. Et là il faut l’expérience des « vieux de la vieille », tel Mr. Chirac surnommé pourtant « super menteur ».
  • La vérité apporte la confiance, elle nait aussi de la transparence du discours :

Cette France d’après deviendrait ainsi :

Une France des régions à l’exemple des Landers allemands :

  • Plus démocratique, plus à l’écoute et au plus service du peuple ;
  • Réellement décentralisée (moyens et personnels) ;
  • Avec des régions économiquement plus importantes. Pouvant assurer des relations directes avec d’autres régions Européennes ;
  • Plus agile dans ses décisions et dans leurs applications ;
  • Moins dispendieuse (moins d’investissements inutiles reportés sur du service aux citoyens ;
  • Avec moins de hauts fonctionnaires pantouflant ;
  • Plus de fonctionnaires en contact avec la population : (enseignants, policiers, personnels soignants, service à la personne, EHPAD…).

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