Le burn-out ou syndrome d’épuisement professionnel, représente un ensemble de réactions d’un individu face à des situations permanentes de stress professionnel chronique et qui peut provoquer de sérieuses conséquences.

Quid du #burn-out ?
- Un épuisement émotionnel : entraînant un sentiment d’être vidé de ses ressources émotionnelles ;
- Une dépersonnalisation ou une insensibilité au monde à savoir les clients et les collaborateurs qui deviennent alors de simples objets. Provoquant alors une vision négative des autres, du travail réalisé et des résultats obtenus (déshumanisation, indifférence) ;
- Il peut pousser au suicide ;
- Un sentiment de non-développement personnel dans ses responsabilités, ou d’être « pressé comme un citron » ;
- Une incapacité de se sortir de pensées funestes, qui paralyse toute réflexion constructive pour résoudre la moindre difficulté ;
- Avec parfois une rupture nette entre le travail et la vie privée. Les problèmes débordent sur la vie familiale.
- En France, selon une enquête de la CFDT parue en 2017, 36% des personnes déclarent avoir déjà fait un burn-out au cours de leur carrière, un chiffre qui s’élève à 54% chez celles actuellement au chômage.
Les femmes aussi :
Tout le monde peut être concerné, mais les femmes sont particulièrement touchées par le burn-out, précise le Dr Kamani. :
- Elles sont de plus en plus impliquées professionnellement,
- Elles doivent gérer en même temps les soucis de la vie familiale ;
- Et nouveau, elles prennent souvent en charge la bonne harmonie du couple.
Sur quelles personnes peut survenir un burn-out ?
Les personnes qui perçoivent d’une certaine façon les événements extérieurs sont plus à risque pour un burn-out, par exemple : « Sois perfectif, irréprochable, exemplaire », « Donne le maximum et n’arrête seulement que quand tu n’en pourra plus », « Sois rapide et efficace », « Sois fort et ne montre pas tes émotions », « Pense d’abord aux autres et jamais à toi »…
Le déni est souvent présent, car la situation est alors vécue comme un échec personnel.
Le burn-out, suite :
Il est défini par la Haute Autorité de Santé (HAS) comme un état « d’épuisement physique, émotionnel et mental ».
On n’arrive plus à résister à l’accumulation de stress prolongé et répété dans son travail, ou dans sa vie quotidienne. Le burn-out peut provoquer une incapacité de travailler totale et définitive,
Le burn-out constitue alors une manifestation de self-défense d’un organisme face à une agression extérieure, psychologique qui risquerait de l’anéantir.
De plus en plus nombreuses professions demandent un investissement personnel et affectif très important. Cette situation, qui va les épuiser et les vider « émotionnellement », les conduit à remettre en cause leur investissement initial. Plus cet investissement personnel aura été important (physiquement ou affectivement) plus le burn-out sera profond.
Cela peut être aussi le résultat du vieux principe de Peters (1969) ! « Avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d’en assumer la responsabilité »…Et de se sentir totalement incapable d’élever son propre seuil d’incompétence.
Des risques pouvant provoquer un burn-out :
Le burn-out constitue une conséquence du stress au travail, ou plus exactement de l’évolution des nouvelles aspirations des travailleurs (« ne plus se tuer au travail ») et surtout de la non-application des règles élémentaires de la « Qualité de vie au travail » (QVT).

- Une surcharge (ressentie) de travail, de responsabilités ;
- De faibles reconnaissances du management (récompenses) ;
- D’un manque d’équité, d’empathie, de bienveillance ;
- De conflits sur le sens du travail, des valeurs véhiculées par l’entreprise, voire de demandes contradictoires ;
- D’un manque de moyens, de sécurité de prévention ou encore d’absence de prise en compte d’une démarche de prévention sociale et collective des RPS (Risques psychosociaux).
Si être parfois exposé au stress au travail peut stimuler la motivation d’une personne à améliorer ses performances mentales à court terme, ce phénomène ne doit pas se prolonger. Ainsi, le burn-out se caractérise alors, par un épuisement émotionnel, physique et psychique permanent.
burn-out, comment détecter les risques ?
Quels sont les signaux précurseurs et qui peuvent laisser penser qu’un salarié entre peut-être en situation de faite un burn-out :
- Le salarié devient facilement irritable, voire de mauvaise foi. ; Est-il devenu psychiquement rigide ?
- Il se sent vite fatigué, il pense manquer d’énergie, de moyens ou de temps pour accomplir une tâche demandée (qui souvent, auparavant il réalisait sans problème) ;
- Il lui semble difficile de recharger ses batteries ;
- Des troubles du sommeil;
- Montre-t-il des troubles de concentration, de manque de disponibilité mentale au travail ?
- Dévalorise-t-il ses résultats, ses compétences, le bien-fondé des consignes données ?
- Manifeste-t-il des signes de désinvestissement professionnel ou de vie collective avec ses collègues ?
- Des oublis;
- Des retards, des absences, des arrêts de travail, voire des accidents dus à de la maladresse, de l’inattention, ou même au non-respect de consignes de sécurité.
Que faire pour sortir d’un burn-out ?

- Du repos (arrêt de maladie par un médecin généraliste) ;
- Du calme pour méditer, des respirations profondes ;
- Une reconstruction identitaire (en thérapie). La prise en charge d’un burn-out peut impliquer une psychothérapie : la relaxation, la méditation sont indiquées pour réduire le stress et l’anxiété. Il est possible aussi d’avoir recours à des techniques telles que la sophrologie, et de pratiquer des exercices de respiration ;
- De la psychologie positive (méthode Coué). L’un des exercices habituellement recommandés consiste à se rappeler avant le coucher, trois bons moments de la journée ;
- Sourire ou chanter apaise l’esprit, cela permet de mieux savourer les belles choses de l’existence et rendre de meilleure humeur, plus positif, sans compter que cela s’avère contagieux pour son entourage, cela les rassure ;
- Un nouveau projet professionnel (psychologue du travail), avec une aide à la reprise du travail (médecin du travail).
- La pratique régulière d’un sport peut s’avérer très utile ;
- Si nécessaire, un médecin peut prescrire un traitement médicamenteux à base d’anxiolytiques.
Quelques conseils sur le plan individuel :
« Ne néglige pas tes propres besoins », « Accepte de ne pas être infaillible », « Assume de parfois devoir dire non », « N’oublie pas tes autres valeurs en dehors du travail », « Garde les yeux ouverts », « Économise-toi”, « Formule des visions et des objectifs professionnels pour toi » et « Reste flexible avec les autres»...
Conclusion :
Le burn-out est le reflet d’une situation de crise, d’un dysfonctionnement. Le temps pour y pallier est certes limité et représente un coût pour une entreprise, mais acceptez de passer du temps à trouver des solutions ne peut qu’augmenter l’efficience de l’ensemble de votre organisation.
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