Pourquoi devenir bienveillant…au travail ?

Pourquoi devenir bienveillant ? Le monde extérieur actuel est devenu très dur, voire cruel et nous ne pouvons rien faire contre cette évolution, par contre à l’intérieur de son entreprise nous pouvons conserver un univers « protégé », pourvu qu’on y prête attention. Au travail cultivons tous de l’empathie !

bienveillant au travail
bienveillant au travail

Avant de décider de vouloir devenir bienveillant, il faut le vouloir vraiment et donc avoir envie d’être bienveillant à l’égard de tous dans l’entreprise.

Devenir un « manager bienveillant »

Cela, consiste en premier lieu, à faire confiance à ses salariés via des attitudes positives, en leur manifestant de l’écoute, du respect et par là, de la considération. Avec comme principe de base dans l’entreprise : « l’exemplarité des managers ». Attention la bienveillance n’élimine pas l’autorité ni, ne vous mute pas en « béni-oui-oui ».

Etre bienveillant au travail
Etre bienveillant au travail

L’altruisme :

Un manager, un dirigeant doit faire preuve d’altruisme, mais attention pas à cause de la loi ou d’un règlement interne qui protège les salariés. Il se doit de l’être par amour (un “altruisme d’amour” , comme Jésus !

Le management bienveillant offre de nombreux avantages : comme des équipes moins stressées, mais plus engagées et donc plus performantes, des collaborateurs plus satisfaits et plus « heureux » au travail.

 Être bienveillant par une écoute active et une bonne disponibilité :

Le manager bienveillant doit être bien disponible pour écouter ses collaborateurs :

  • en Planifiant souvent de nombreuses réunions informatives dont la fameuse réunion « point 5 » ;
  • Tenir sa porte ouverte (physiquement et moralement) ;
  • Réagir rapidement à une demande de l’un des salariés ;
  • Favoriser les brefs échanges impromptus (dans le couloir…).

bienveillant, en apportant de la souplesse dans les temps de présence :

  • Dans les horaires de travail en aménageant ceux-ci : pour faciliter les impondérables de la vie. Par exemple, comme chez Facility : accomplir impérativement les 35 heures d’une semaine, adaptées autour d’une plage de 8h30 à 18 h, en fonction des souhaits et des obligations de chacun, avec toutefois une plage fixe, de présence imposée à tous : entre 10h et 12h30 et entre 14h et 17h. Cela s’accompagne d’un tableau de présences visible par tous. Possibilité aux mères isolées de travailler sur 4 jours ½.

La prise des congés et de temps de repos :

  • La prise des congés annuels à la convenance des salariés, pourvu qu’un minimum de salariés soit présents dans chaque service. (après accord de son responsable).
  • Des temps de pauses limités par exemple à 10 minutes par jour, mais selon le choix, du salarié (possible par exemple de 5 pauses de 2 mn/j).
  • Autoriser des absences justifiées et récupérables.

bienveillant par la possibilité de télétravail ?

Nous avons étudié et mis à l’essai cette possibilité, et tenant compte :

  • Du réel intérêt des salariés envers cette hypothèse, car il n’est pas évident de travailler chez soi, (organisation du temps, disponibilité, manque d’équipement comme la fibre, isolement d’avec les collègues…). Bref pour nombre de salariés le télétravail ne constitue pas une panacée totale. Sauf pour un seul d’entre eux chez nous : un informaticien qui répondait bien à tous les critères souhaités et qui travaille désormais de chez lui trois jours sur cinq.
  • Le principal avantage offert par le travail à domicile était d’éviter du temps dans les transports en commun.

Pour cela nous, désormais, nous traitons cette aspiration, à la racine.

  • 1°) Nous avons déménagé nos locaux pour nous rapprocher du centre-ville (Marseille),
  • 2) Pour choisir notre nouvelle domiciliation nous avons étudié les lignes de transports en commun existants ou en projets pour venir au travail.
  • 3) Lors de nos recrutements le critère « éloignement du domicile-travail » est devenu fondamental dans nos choix futurs ;
  • 4) Nous avons aménagé un parking privatif et sécurisé pour les voitures de nos collaborateurs ;
  • 5) Adopté des horaires individualisés pour éviter les heures de « grand trafic » ou le stress d’un petit retard sur le chemin ;

Bienveillant à l’embauche :

Le cadre de travail et les conditions que nous mettons à la disposition de nos collaborateurs sont le plus accueillant possible : ils s’adaptent à leur rythme de vie, et leur faciliter l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Bref favoriser le sentiment de bien-être sur son lieu d’activité. Bien sûr tout en respectant une priorité pour le côté professionnel.

la bienveillance d’une entreprise est interne, mais elle s’applique également à l’externe. Avoir un comportement exemplaire en tant que recruteur permet non seulement d’attirer et de séduire les meilleurs éléments

Donner un sens nouveau aux différentes responsabilités confiées, par exemple :

Pyramide de bienveillance
Bienveillance
  • Adopter pour l’ensemble du personnel, une grande cause valorisante comme la défense du climat, de la valorisation d’un territoire, d’une population donnée, d’une forte satisfaction du client ;
  • Donner des objectifs cohérents et atteignables, au risque de démotiver la majorité des salariés. Même si vous voulez bien faire en les poussant vers l’excellence ? N’hésitez pas à élaborer de tels objectifs en collaboration avec vos différentes équipes.
  • Personnaliser et donner du sens aux tâches confiées : le discours du manager bienveillant doit être personnalisé et fédérateur autour de du développement de l’entreprise. Notre discours doit s’adapter aux caractéristiques et aux compétences de chacun.

bienveillant avec tous vos collaborateurs :

  • Par exemple, là où certains seront plus efficaces si vous les laissez avancer en totale autonomie, d’autres auront besoin d’être davantage encadrés pour être certains d’avancer dans la bonne direction ;
  • Distribuer de la reconnaissance : on est souvent plus prompts à souligner quand quelque chose ne va pas, on l’est moins à montrer de la gratitude quand les choses vont bien. Et pourtant, vos salariés en ont besoin ;

Complimentez, en public, vos équipes quand elles le méritent :

  • Elles auront le sentiment que leur travail est respecté ;
    • Cela leur permettra de s’améliorer en continu ;
    • Elles accepteront plus volontiers les reproches, s’ils sont justifiés.
    • Donner le droit à l’erreur, c’est en se trompant qu’on apprend, qu’on évolue, qu’on s’améliore. Ce droit à l’erreur participe à la création d’un climat de confiance, indispensable à un management bienveillant efficace. Cela ne signifie pas que toutes les erreurs ne doivent pas recevoir de sanction. Le tout est de réussir à sentir quand la sanction aura un impact positif, quand il sera opportun qu’elle soit appliquée. Apprendre à échouer est indispensable pour avoir des équipes confiantes, créatives, et capables de rebondir. Comme l’a dit Churchill : « Le succès, c’est aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme ».

Mais aussi être bienveillant entre collègues (entre nous !)

Sur ce plan, je ne permettrai que de faire appel à la conscience collective en me limitant à vous poser des questions personnelles :

  • Nous passons plus de temps (éveillé) au travail avec des collègues qu’à la maison en famille !!!  : « Il est ou le bonheur ?»
  • Nous entrons dans un monde enclin à toujours plus d’agressivité, toujours plus d’égoïsme, toujours plus d’individualisme, « Est-ce cela le bonheur ?»
  • Les nouvelles technologie vont bouleverser notre mode de vie de Nation « moderne », nous avons moins à craindre les colères de la nature, les grandes pandémies du Moyen Âge, les guerres mondiales du XX e siècle, Les famines, la misère des travailleurs du XIX e siècle… « Que craignez-vous dans votre vie quotidienne ? ».

 Pourquoi les Français ne s’aiment plus ! »

  • Tout les oppose : les riches contre les pauvres, les femmes contre les hommes, les actifs contre les chômeurs et les retraités, les jeunes contre leurs ainés et les autorités, les ruraux contre les citadins, les « privés » contre les « publics », les fumeurs contre les autres, les salariés contre leurs dirigeants, les gens-consommateurs contre les agriculteurs, les gilets jaunes contre d’autres gilets jaunes, les petits pains au chocolat contre les chocolatines…et fait nouveau même au sein des équipes métier !!! « Que se passe-t-il dans notre société ? ». « Ne sommes-nous pas tous responsables de faire rentrer nos soucis sur nos lieux de travail ? » ;

Bienveillance ou harcèlement ?

  • II arrive qu’un salarié soit pris pour cible par sa direction ou même simplement par ses collègues dans le but de l’évincer ou bien de lui nuire. Cela s’appelle du « mobbing ». Ce harcèlement psychologique s’exerce parfois sans raison réelle, comme çà par pure bêtise et au profit de personne, ni d’aucun bénéfice. À l’université, 12% des professeurs ainsi ciblés se donnent la mort. « Souhaitez-vous vraiment devenir un assassin ?».

Le monde extérieur actuel est devenu très dur, voire cruel et nous ne pouvons rien faire contre cette évolution, par contre à l’intérieur de son entreprise nous pouvons conservé un univers « protégé », pourvu qu’on y prête attention.

Au travail cultivons de l’empathie !

L’empathie peut être “positive” mais aussi “négative” :

En effet un séducteur, un négociateur ou un pédagogue, tout autant que le sadique ou le pervers vont savoir convaincre leur victime à leur manière.

Conclusion sur la bienveillance :

Des propos de patrice Laubignat :

« La bienveillance est une compétence clé en entreprise et en marketing. Il est urgent de dépasser les postures du SBAM : sourire, bonjour, au revoir et merci ! Non ce n’est plus suffisant. Certes la politesse est une valeur mise à mal dans bien des endroits, mais la bienveillance, c’est autre chose. C’est faire le bien d’autrui. Simplement parce que c’est la plus belle mission qui nous soit donnée de remplir chaque jour, à chaque fois que nous pensons aux autres avant de nous mater le nombril ! Les réseaux sociaux sont un gigantesque miroir de notre faiblesse majeure : l’apparence comme vertu au détriment du savoir-être. Le savoir-être implique une responsabilité sociale. Le marketing sera social ou n’aura plus aucun impact »

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