Qui mériterait un Nobel de la Paix ? Les Commerçants (suite)

Dans l’article précédent nous avions souhaité vous démontrer pourquoi les commerçants étaient une source : de richesses, de créations d’empois (non délocalisables). Pour favoriser l’accès à ce fameux ascenseur social, mais aussi avec l’apport de progrès sociaux très importants, afin de rendre le monde du travail plus harmonieux et plus apaisé ?

Mais après cela, le commerce c’est aussi celui qui nous permet de :

  • 5°) vivre et dans un meilleur confort
  • 6°) bénéficier du sponsoring sportif
  • 7°) de développer notre culture artistique (Mécénat)
  • 8°) de favoriser la PAIX entre les hommes
Sept Commerçants soutiennent le monde, à bout de bras
Sept Commerçants soutenant le Monde

5°) À l’aide des Commerçants

Nous pouvons vivre dans le meilleur confort et améliorer notre environnement quotidien :

Les innovations techniques sont de nos jours très nombreuses. En fait, ne serait-ce que pour vendre plus, ou de se différencier de la concurrence. Les commerçants innovent et permettent ainsi au plus grand nombre d’accéder à des progrès techniques fondamentaux. Tels que la machine à laver, l’aspirateur, l’automobile, la bonne santé, des moyens de voyager, de communiquer, de s’instruire et de se distraire.

Bref, les commerçants ont inventé la Société de consommation. Certes, celle-ci aujourd’hui s’avère très critiquée, quoiqu’il en soit, ce sont ses excès qui la rendent contestables. Qui pourrait aujourd’hui sérieusement rejeter des progrès comme, l’électricité, ou bien Internet, le téléphone, les moyens de transports et de communication, les appareils ménagers, sans parler des médicaments ?

Ce sont donc les commerçants qui développent toutes ces innovations et qui surtout nous les mettent facilement et rapidement à notre disposition.

Les Commerçants nous procurent :

  • avant tout, la satisfaction de nos besoins essentiels (alimentaires… ) ;
  • de même, le plaisir de pouvoir s’acheter un nouveau produit/équipement ;
  • sans parler de notre statut social (voiture, maison, vêtements…). “Si je suis capable de m’offrir un objet luxueux, c’est certainement parce que j’ai moi même une grande valeur au yeux des autres” ;
  • le confort dans notre vie quotidienne et aussi rendre notre vie plus agréable (les petits « achats plaisirs », meubles, cuisine, électro ménager) ;
  • la satisfaction d’acheter : par exemple, la conso-thérapie (« J’achète donc je suis »), mais aussi, les troubles liés à l’achat compulsif, ou bien les addictions) ;
  • acheter procure aussi un effet relaxant, en d’autres termes, cela, diminue les sentiments de frustration et nous détourne d’un quotidien pas toujours très rose ;
  • les commerçants nous proposent des innovations provoquant une excitation momentanée, ou simplement de remplacer un produit cassé ;

Les commerces

  • ils suscitent en centre-ville de la vie, de l’animation, de la vie, donc, ils renforcent par ailleurs la sécurité dans les rues ;
  • ils créent des emplois et ainsi ouvrent les portes de l’ascenseur social.
  • ils distribuent des richesses (comme les salaires) ;
  • un achat à deux (en couple) permet de rêver et de se fédérer autour d’une expérience commune ;
  • faire du shopping peut développer un sentiment de joie en satisfaisant le désir de posséder des objets: Ainsi, la “conso thérapie” nous promet le bonheur par conséquent elle fait partie de la normalité de notre société.

6°) du sponsoring via le commerce

Le budget de communication d’un commerçant correspond généralement entre 2% ou 3% de son CA annuel. Dont un dixième peut être consacré ainsi à une action de sponsoring. Un investissement pour certains, considérable, qui doit impérativement s’inscrire dans un plan de communication cohérent. 

Par exemple:

«Le sponsoring joue un rôle social. Il permet de faire exister l’entreprise dans un tissu local. Le commerçant doit donc veiller à cibler une action de proximité, de façon à avoir un impact conforme à sa zone de chalandise». Conseille Pascal Chauvin, l’auteur de “Communiquer avec un petit budget” (Éditions Dunod).

Il faut associer l’enseigne du commerce à une action qui puisse relayer des valeurs stratégiques pour l’image de marque du commerçant. Par exemple la protection de l’environnement, une implication dans la vie de la cité, de la solidarité, un esprit sportif, de l’aide à l’enfance, des promotion de talents artistiques locaux…

À cause de la baisse ou la stagnation des subventions publiques. Les associations sportives ont besoin du sponsoring des commerçants locaux. Sans eux, elles seraient en difficulté. Mais pas seulement elles : de surcroit, la vie locale en serait aussi très affectée.

7°) du mécénat pour notre culture artistique via les Commerçants

Le savoir faire artistique des artistes, des communautés ou des villes, démontraient via l’Art, aux yeux d’acheteurs potentiels des talents qui donnaient l’envie de acquérir des œuvres. Afin d’enrichir leurs environnements (châteaux, églises, monastères, maisons bourgeoises). 

Des manufactures, des ateliers, des villes, et bien sûr des artistes ont ainsi acquis une réputation universelle donnant lieu à un commerce international florissant. Par exemple la ville de Florence, la manufacture des Gobelins…).

La plupart des artistes, dès le Moyen Âge, vendaient naturellement leurs créations. En particulier pour Rubens qui fut un grand « commerçant » de la production de son atelier. D’autres travaillaient pour des marchands dans des ateliers ou plusieurs artistes opéraient sur la même œuvre. L’un peignant les paysages, un autre les animaux, un troisième les personnages. Il s’agissait là, d’une véritable industrie, à visée mercantile;

Par exemple :

La bourgeoisie marchande hollandaise pour se mettre en valeur comme la plaque tournante de la finance européenne favorisera (“financera”) la naissance de l’Art flamand. Souvent sous couvert d’apparences religieuses, les notables seront représentés dans leur vie quotidienne. En 1567, il y avait à Anvers: 124 orfèvres… et plus de 300 peintres et sculpteurs ;

Concernant les produits vendus

Les ivoires parisiens, les albâtres anglais du XIVe siècle… mais aussi les porcelaines, la dentelle (Au XIXe siècle, Arras comptait près de 10 000 dentellières) se vendaient dans toutes les foires d’Europe. Dans ces foires, ce commerce d’objets précieux, se réalisait vraisemblablement à des prix très bas pour en favoriser la diffusion, mais parfois la valeur artistique était souvent quasi nulle ;

Sans compter sur  :

Les pèlerins nombreux sur les routes du Moyen Âge qui favorisaient un commerce d’une ville à l’autre. Ils achetaient et revendaient des objets au cours de leur périple, assurant ainsi leurs coûts du voyage ;

Des “produits du limousin” bénéficièrent à l’époque, d’une organisation commerciale remarquable. Ainsi la baguette magique de St Martial qui “ressuscitait les morts” ou les émaux de Limoges s’étendirent de l’Islande à la Russie, de la Suède à l’Espagne) ;

Des collections du patrimoine via de grands Commerçants-Entrepreneurs 

Ils ont souvent été à l’origine de merveilleuses collections d’œuvres d’arts, qu’ils ont ensuite cédées à des musées ou à des fondations. Tels que :

  • Calouste Gulbenkian (1869-1955) « Monsieur 5% ». Négociant arménien : il touchait 5 % du commerce du pétrole extrait de l’ex-empire Ottoman. Il amassa, avec amour, une fabuleuse collection de plus de 6.000 œuvres d’art uniques, allant de l’Antiquité à l’Art Nouveau (des peintures des impressionnistes, des flamands, des sculptures, des meubles anciens). Il légua tous ses trésors à l’humanité par sa Fondation à Lisbonne ;
  • Bien d’autres industriels-commerçants ont fondé leur fondation pour favoriser le développement des arts : Paul Ricard (Arts contemporains), Nestlé, Hermès, Guerlain, Louis Roederer, Galeries Lafayette, Louis Vuitton, Ateliers d’Art de France (multimarques), Cino Del Duca, la Caisse d’Épargne (« espace écureuil »), AG2R, François Pinault sur l’île Seguin), Carla Bruni…
  • La fondation Solomon R. Guggenheim et ses 5 fabuleux musées à travers le monde ;

Mais encore :

  • La Fondation Aïshi de Beyrouth financée par le collectionneur libanais Tony Salamé, mixant Mode, Culture et Commerce.
  • La Fondation Louis Vuitton, lancée en octobre 2006 à Paris, a été créée par le groupe LVMH. Elle a pour objectif de promouvoir l’art et la culture.
  • La fondation WG Kunst pour l’art et l’éducation culturelle à Amsterdam.
  • Le Château La Coste et ses promenades dans un domaine où les vignes abritent l’Art et l’Architecture qui s’expriment ainsi librement
  • La fondation Lagardère qui a distribué en 2017 des bourses à de jeunes créateurs pour un montant de 225.000€.
  • LAB’BEL (le groupe Bel) représente un laboratoire d’idées et d’innovations artistiques (Art contemporain).
  • Le groupe Casino permet à des élèves, éloignés de la culture d’aborder l’Art théâtral

Et encore d’autres :

  • La fondation François Schneider souhaite soutenir ces créateurs par l’acquisition de leurs œuvres et leur mise en valeur au Centre d’Art Contemporain de la Fondation. Via une exposition et l’édition d’un catalogue (« les talents du XXIe siècle »).
  • BNP Paribas a lancé « Dream up » un programme d’éducation par la pratique artistique à plus de 30.000 enfants défavorisés dans 26 pays des 5 continents.
    La Fondation Colas associe la route et l’art.La fondation Ludwig avec son musée « Mumok » à Vienne soutient des artistes de Pop art.
  • La fondation Vasarely à Aix en Provence favorise le développement du mécénat d’art ;
  • une multitude d’associations qui ont pour but de développer l’accès à la culture et aux pratiques artistiques. En particulier auprès des plus démunis (Hôpitaux, milieux carcéraux, sans abris, jeunes en voie d’insertion…). L’éveil musical aux élèves de classes primaires, via un projet musical « Act Opus », auprès de 1.000 orphelins par la Maîtrise de Radio France.

En conclusion par un exemple :

Depuis les Médicis jusqu’à Michel Édouard Leclerc, Les grands commerçants ont de tout temps favorisé l’Art et aidé les artistes à s’exprimer. Les plus connus sont les Médicis.

Aujourd’hui, des personnes comme, Michel-Édouard Leclerc  (MEL) avec le Fonds Hélène et Édouard Leclerc pour la culture à Landernau entre parfaitement dans ce créneau. Voici un message qu’il a récemment publié sur Linkedin :” Ça commence sérieusement à faire du bruit dans tous les Landerneau de l’art et de la culture : plus de 800.000 visiteurs sont venus dans ma ville natale (18.000 habitants !) Pour découvrir des œuvres exceptionnelles des plus grands artistes contemporains. Avec beaucoup de retombées économiques ».

Les visiteurs sont enthousiastes.

Voici quelques réactions recueillies sur la page Facebook du Fonds Hélène et Édouard Leclerc pour la culture.

  • « Comme toujours une expo géniale, accessible, intime. De très grands artistes qu’il est rare de découvrir en province ! Côté culture, le FHEL est inestimable ».
  • « Le Fonds organise des expositions exceptionnelles (Miro, Giacometti, Chagall, Picasso…). Il joue un rôle de véritable locomotive culturelle sur le territoire finistérien et breton. Le format permet de vivre les visites en 1h30 » ;
  • « Merci mille fois au Fonds H&E Leclerc pour la Culture pour les éblouissantes expositions proposées à Landerneau ! J’ose espérer que de telles initiatives se multiplieront dans les années à venir partout en France. Car l’offre parisienne est quasiment délirante alors qu’ailleurs on doit généralement se contenter du second choix, quand ce n’est pas du troisième… »

8°) la PAIX entre les hommes

« Quand on fait du commerce on ne se fait plus la guerre »;

En créant des échanges « gagnants-gagnants » entre les hommes, depuis leur arrivée sur terre, ces échanges commerciaux entre les hommes favorisent entre eux des relations plus apaisées. Ils constituent un facteur de paix dans le monde,

Même si parfois, dans notre Histoire, des guerres de conquêtes de marchés ou  d’approvisionnement pour des populations urbaines : exemple la Rome antique, ces conflits ont été parfois été transformé en :

  • guerres « patriotiques »… en protection de la mère-patrie…
  • en combat pour le Lebensraum (espace vital)…
  • en « guerre contre la terreur »,
  • en guerres religieuses
  • en doctrine Monroe… afin de rendre le monde « plus mûr pour la démocratie ».

En effet :

Samuelson : « Nous sommes toujours davantage séparés par des revendications ethniques, religieuses, historiques et nationalistes, profondes et durables »

Montesquieu (l’Esprit des Lois, 1748) : « L’effet naturel du commerce est de porter à la paix. Deux nations qui négocient ensemble se rendent réciproquement dépendantes. Si l’une a intérêt d’acheter, l’autre a intérêt de vendre ; et toutes les unions sont fondées sur des besoins mutuels».

Quand deux pays se font la guerre, la somme des richesses des deux pays après les hostilités reste plus faible qu’il était avant. Même si un des deux s’est « enrichi » tel des pillages ou un tribut de guerre.

À l’international

Le commerce international, sans être la panacée contre la guerre, rend  celle-ci moins probable, même  s’il ne la rend pas totalement impossible.

Solomon W. Polachek et Carlos Seiglie : « Les nations commerçantes coopèrent davantage et se battent moins. Un doublement des échanges commerciaux conduit à une diminution de vingt pour cent de la belligérance ».

Il ne s’agit pas d’une loi universelle selon laquelle un certain degré de commerce international rend la guerre impossible. Mais d’une constatation statistique qui est basée sur des données historiques.

La mondialisation :

Si deux pays ont des échanges commerciaux très intenses, ils savent bien qu’ils auraient beaucoup à perdre à se faire la guerre. Tel l’Union européenne qui s’est construite sur ces bases. En développant la coopération et le commerce entre ses membres. Même si, l’idée de départ était d’aboutir à un «plus jamais ça »

La mondialisation semble avoir une vertu pacifique sur les risques d’un conflit mondial. De l’interconnexion du commerce qu’elle met en œuvre, (le fait d’être moins dépendant de ses voisins) survient alors le pouvoir de leur faire la guerre plus facilement, sans que cela affecte trop leur économie. Cela explique, par exemple, que des pays, comme certains en d’Afrique, s’étant ouverts au commerce international, puissent se livrer plus facilement à des guerres entre voisins.

L’appartenance commune à une zone de libre-échange et de coopération, de type Union européenne ou ALENA, réduit très fortement les chances de conflit.

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