1,6 milliard d’utilisateurs en 2020 : le vocal va-t-il détrôner le digital ?

L’imprimerie fut une immense révolution. Le stylo plume puis le stylo Bic aussi. La machine à écrire puis le clavier mécanique des ordinateurs également. On croyait toucher le Graal avec le clavier digital puis l’écran digital, pourtant eux aussi pourraient finir dans le musée des grandes inventions. Car la révolution vocale est en marche. Mais la route est semée d’embûches. Récit.

vocal contre digital
Exit le clavier digital. Exit l’écran digital. La révolution vocale est en route !

Savez-vous quelle est la grande force du storytelling par rapport à toutes les stratégies que vous pourriez élaborer pour construire et faire grandir votre marque ou votre société ? Cette grande force, c’est la faiblesse. On pourrait aussi dire, la fragilité ou la vulnérabilité.

Le storytelling, pour capter l’attention d’un auditoire, met en scène les difficultés rencontrées par le protagoniste de l’histoire. Il va plus d’une fois mettre un genou à terre, mais à chaque fois, il va se relever, des antagonistes lui mettront des bâtons dans les roues, mais à chaque fois, il saura surmonter ces difficultés, parfois même cet antagoniste, ce sera lui le protagoniste, ses défauts lui indiqueront que la route est encore longue.

J’imagine ainsi tous ceux qui croient en leur projet et qui montent – avec une vocation quasi-religieuse faite de foi, d’amour et d’espérance – une start-up. Ils sont prêts à tout miser sur le concept qui aura un succès phénoménal. Parmi les grands triomphateurs du présent, on peut citer Mark Zuckerberg ou le regretté Steve Jobs. Facebook tient toujours le haut du pavé et Apple profite encore du souffle de son créateur. En allant plus loin dans le temps et dans d’autres domaines, j’ai aussi envie de citer Walt Disney et Coco Chanel.

Quand on lance sa start-up, ces personnes et ces marques sont forcément des modèles. Mais tout a-t-il toujours été facile pour eux ? Non, évidemment non. Il suffit d’évoquer des débuts modestes dans un garage ou un atelier, puis des idées en avance sur leur époque. Ce n’est pas facile de parler et convaincre les autres d’une chose qui n’existe pas encore, ou que personne n’a encore osé faire. C’est pourtant cela, le point de départ fondamental d’une grande réussite. 

La reconnaissance vocale

Alors voilà, aujourd’hui, partout, on nous vend de l’intelligence artificielle et du vocal. Franchement, ces gens sont-ils sérieux ? Il suffirait d’une parole pour qu’une machine exécute nos ordres. C’est simple et ça répond à un besoin primaire de l’être humain : commander. On n’a même plus besoin d’appuyer sur un bouton. Et ça marche. Mon ami Francis nous raconte ça le plus naturellement du monde dans cette vidéo :

Les innovateurs de la voix ne veulent pas se contenter de commander des pizzas. Ils vont beaucoup plus loin. Vivoka, une start-up française primée au CES de Las Vegas, veut révolutionner « l’interaction Homme-Machine » par le biais de la voix. ». Par exemple, elle veut améliorer l’expérience client dans les hôtels grâce à un majordome connecté holographique qui répond à toutes vos questions. Quel est son rôle ? Voici ce que justement Vivoka m’a répondu :

« Grâce à cet assistant vocal, nous serions en mesure de contrôler tous les objets de la chambre et d’en faire des scénarios spectaculaires. Vous n’avez qu’à dire “J’ai besoin de me détendre” à l’assistant et il jouera de la musique relaxante, baissera les volets et changera les couleurs des luminaires. Par la même occasion, nous serions le lien idéal entre la conciergerie et le résident, mais également avec l’environnement de l’hôtel. De la réservation de taxi aux activités culturelles à faire comme par exemple : “Où est le restaurant japonais le plus proche ?”, tout est bon pour assurer le meilleur séjour. » 

Avec la voix, Vivoka veut révolutionner l’hôtel de demain sur Tokster – Vivoka participera au salon Food Hotel Tech à Paris es 18 et 19 mars 2019

Voici une vidéo qui met en scène ZAC, ce fameux majordome dans notre quotidien.

Pourquoi un majordome ? Pourquoi un hologramme ? Pour donner un visage humain à la technologie. William Simonin, CEO et co-fondateur de Vivoka, l’explique dans cette conférence :

Cela m’évoque un souvenir de mon adolescence. Je suis assis sur un muret face au cimetière parisien d’Ivry-sur-Seine. On est à un demi-kilomètre du boulevard périphérique. 

Avec mon pote Laurent et un de ses amis plus âgé que nous, on discute en regardant passer les voitures qui vont à Paris. Derrière nous, il y a une boutique de cycles Peugeot. Il nous raconte qu’il va reprendre ce commerce pour y vendre des ordinateurs. On est au début des années 80 et le Commodore 64 vient d’arriver sur le marché. Il ressemble à une machine à écrire. D’ailleurs, c’est amusant de constater que près de 40 ans plus tard, c’est l’usage que j’en fais encore. Même si je n’écris plus avec un Commodore, mais sur le clavier d’un Mac. L’autre avantage du Commodore 64, c’étaient bien évidemment les jeux, il fallait insérer des cartouches. Le best-seller était Load Runner. Qui s’en souvient ? Mais bon, il nous explique que lui vendra d’autres types d’ordinateur et que ces engins changeront nos vies ! Comment ? Voici son discours :

« Laurent, Denis, quand vous faites des recherches pour vos devoirs, vous avez plusieurs solutions. Soit vous allez à la bibliothèque pour consulter des livres soit vous avez une encyclopédie chez vous. Eh bien, imaginez que vous ayez l’intégralité des livres de la bibliothèque et les 20 volumes de l’encyclopédie Universalis dans cette machine, il vous suffirait de taper sur votre clavier une question et la réponse s’affichera instantanément sur votre écran ! »

Inutile de vous dire qu’il n’a pas immédiatement vendu cette invention folle dans sa boutique, mais pendant 15 ans, j’ai rêvé de cette machine des merveilles. En attendant, j’achetais des disquettes pour que mon ordinateur « se cultive », il fallait le nourrir intellectuellement pour qu’il me donne des réponses. Il a fallu l’arrivée d’internet, puis des premiers moteurs de recherche comme Altavista et Yahoo pour que nos machines soient alimentées continuellement avec toutes ces informations.

Il avait fait naître en moi un rêve.  En fait, la vie, c’est ça, c’est la matérialisation progressive de nos rêves. Aujourd’hui, certains rêvent d’un monde où l’on ne tape plus sur son clavier nos questions, mais dans lequel il suffit de la voix pour les poser, d’un monde où l’on ne lit plus les réponses sur un écran, mais dans lequel on les entend. Ils seront 1,6 milliard en 2020 et ce n’est que le début.

Les explications de Vivoka ressemblent au discours de l’ami de Laurent. Mais le web que l’on connaît a dépassé le simple usage encyclopédique de l’ordinateur. C’était pourtant déjà visionnaire. Alors si la voix nous permet de trouver plus facilement une pizza ou des sushis, dans quelques années, elle fera bien plus. L’imagination n’a pas de limites. La technologie de moins en moins.

De la voix et des oreilles

Pourtant, peut-être encore plus que les précédentes innovations, la reconnaissance vocale aidée par l’intelligence artificielle, fait peur. Car la voix nécessite aussi des oreilles pour l’écouter. Et ces oreilles sont déjà dans nos maisons. Elles écoutent tout ce que l’on peut dire et raconter. C’est indispensable pour mieux nous connaître, ou plus exactement pour mieux analyser nos comportements et nos pensées. Beaucoup entre nous mettent déjà en avant une véritable orchestration de la violation de notre vie privée.

Ceux qui imaginent la vie de demain gouvernée par la reconnaissance vocale doivent forcément en tenir compte et ils devront inventer des technologies plus sûres et rassurantes.

Cette peur me rappelle celle que nous avions avec l’arrivée du commerce en ligne. J’ai travaillé pendant plus de 10 ans (1996-2007) au service internet de Disneyland Paris. Notre équipe a d’abord géré le premier site (mis en place notamment par Didier Ghez et Sébastien Durand qui sont devenus de grands experts de Disney et du storytelling). Puis, on a développé la deuxième version du site web avec la possibilité de réserver en ligne. 2 fois par mois, j’intervenais dans les formations des agents de réservation pour leur présenter le site web et leur expliquer quelques astuces. Quand je leur posais la question « Avez-vous déjà fait des achats sur internet ? », des voix s’élevaient spontanément : « Noooon, je ne le ferai jamais, c’est trop dangereux ! ». Quelques années ont passé et le e-commerce a envahi le monde. Quelques-uns auront encore cette phobie ou cette crainte, mais une grande majorité n’y pense même plus. C’est entré dans nos mœurs.

Il y aura bien un moment où ces peurs de la voix et des oreilles seront surmontées. Quand ? Comment ? Vivoka et les autres start-up savent-ils déjà y répondre ? Dans cet article : « Faut-il avoir peur de l’intelligence artificielle ? » Vivoka donne des éléments de réponse.

Ce qui est mis en avant ici, ce sont les infinies possibilités de l’intelligence artificielle libérée de la contrainte d’un clavier et aidée par la voix :

« Aujourd’hui, dans le domaine médical, Watson, le système conçu par IBM, réalise des prouesses, comme la détection de maladie à des taux de précision records (90 % contre 50 % venant d’un médecin sur le diagnostic d’un cancer du poumon). De la même manière, en ce qui concerne le maintien à domicile, l’analyse des habitudes, une tâche répétitive, permet de déceler des anomalies et d’alerter les secours en cas de problème, sauvant de nombreuses vies. »

« Faut-il avoir peur de l’intelligence artificielle ? » – Vivoka

Des nouvelles pirogues

Le chemin est parsemé d’embûches, mais c’est de cette façon que l’homme apprend. 

Virgil Gheorghiu
Il y a des environnements et des sociétés foncièrement hostiles. Ils nous écrasent. Nous étouffent. Nous paralysent… Mais si l’on va au fond des choses, on se rend vite compte que l’important est moins dans l’environnement dans lequel on vit que la manière d’y vivre.

« En explorant la terre, au début de son existence, l’homme arriva au bord de l’océan. L’eau était un obstacle sur sa route. Un défi. Il ne pouvait plus avancer. Mais il n’a pas rebroussé chemin. Il a coupé un gros arbre, construit une embarcation et est allé, à la force de rames, dans l’île voisine.

L’obstacle était surmonté. C’était une éclatante victoire de l’homme sur l’océan. La pirogue était inventée. Et de nos jours, en Polynésie, les hommes continuent à l’utiliser.

En Europe, l’homme inventa, lui aussi, la pirogue. Mais il s’obstina à chercher. Pour traverser l’océan, l’homme européen construisit le transatlantique et, ensuite, l’avion à réaction. En Polynésie et en Europe, l’obstacle est le même. Ce qui diffère, c’est la réponse apportée par l’homme. Et en cela réside son identité…

Ils ont donné à eux deux la civilisation occidentale, l’unique merveille du monde. Car si autrefois il y avait sept merveilles du monde, aujourd’hui il n’y en a plus qu’une seule, c’est la civilisation technique occidentale. C’est à cette merveille que rêvent tous les hommes de la planète. Cette civilisation qui a relégué les sept merveilles d’autrefois au rang des faits banals, elle est l’œuvre de l’homme occidental, la carte d’identité de l’homme européen.

L’identité de l’homme ne doit pas se chercher dans sa taille, dans sa race, dans le lieu et la date de sa naissance, comme le font croire nos passeports, mais dans les réponses aux défis de l’environnement et de l’histoire.

La véritable identité de l’homme est celle qu’il se façonne lui-même, en se modelant selon sa raison, son libre arbitre et sa propre volonté…

Certes, il y a des sociétés et des environnements peu propices à l’exercice de notre libre arbitre et de notre volonté. Il y a des environnements et des sociétés foncièrement hostiles. Ils nous écrasent. Nous étouffent. Nous paralysent.

Mais si l’on va au fond des choses, on se rend vite compte que l’important est moins dans l’environnement dans lequel on vit que la manière d’y vivre. »

Mémoires – Le témoin de la 25e heure – Virgil Gheorghiu

Je m’arrête là, car ce livre de l’immense Virgil Gheorghiu fait 480 pages. Il s’agit d’un extrait de ses mémoires :  « Le témoin de la 25e heure ». J’ai eu le privilège de le rencontrer 2 ou 3 fois dans ma vie. Ce livre, qu’il m’a dédicacé le 7 décembre 1988, a changé ma vie. Quand il évoque ces sociétés hostiles qui nous écrasent, ce ne sont pas des paroles en l’air. Virgil a vécu en Roumanie à l’époque de Nicolae Ceaușescu. Ce bourreau et dictateur sera exécuté par son peuple un an plus tard, le 25 décembre 1989.

J’aimerais inviter tous ces nouveaux visionnaires qui inventent, réinventent et inventeront de nouvelles pirogues à lire ce livre. Je vous assure que cela forge nos pensées.

Et puis à nous autres, les utilisateurs de ces technologies vocales, de nous rappeler que l’important, c’est notre manière de vivre de ces nouveaux environnements. C’est certain, cela demande une maturité que l’on doit conquérir au jour le jour.

Des obstacles, plus grand que l’océan, se dressent encore avant de voir le vocal supplanter le digital. Il n’est pas dit que la voix soit plus forte que nos doigts. La main est un instrument extraordinaire, c’est un euphémisme, et elle nous rendra encore bien des services.

Continuons d’évoquer le thème de l’identité avec l’académicien Michel Serres, le papa de «Petite Poucette ». Ce philosophe est né en 1930 à Agen. Cette identité est essentielle pour bien comprendre l’anecdote qu’il nous raconte dans son livre  « C’était mieux avant » :

« Pour mon accent occitan, j’ai reçu plus d’humiliations qu’un Iroquois en terre persane ou un Africain dans le Deep South. À l’oral de l’École navale, l’examen auditif, où il fallait s’exprimer à haute et intelligible voix, souleva autour de moi des rires inextinguibles, entretenus savamment par le médecin examinateur qui, sans se lasser, me faisait répéter : quarante. Je fus rétrogradé au classement d’agrégation, le président du jury, philosophe notable, arguant que je n’étais pas exploitable sur la totalité du territoire…  Petit Poucette a l’oreille plus différentielle que les Pépés d’antan, qui ronchonnaient de m’entendre. »

C’était mieux avant ! – Michel Serres

Mais que va faire Petite Poucette dans un monde dominé par la voix pour comprendre toutes les langues du monde, tous les accents du monde et toutes les voix du monde ? Le clavier a éradiqué toutes ces différences, mais les micros en seront-ils capables ? Faisant référence à Michel Serres, j’ai posé la question suivante à Vivoka :

« Dans un hôtel, vous avez des clients de toutes les nationalités et avec des accents différents pour une même langue. Votre assistant vocal sera-t-il suffisamment efficace pour comprendre toutes les nuances de la voix humaine ? Votre assistant vocal sera-t-il (ou est-il déjà) exploitable pour l’ensemble des clients ?  » Voici leur réponse :

« Nos assistants vocaux sont entièrement personnalisables, ainsi, selon les spécificités de nos clients et de leurs clients de surcroît, nous sommes en mesure d’adapter la compréhension de notre technologie. Ainsi, imaginons un hôtel qui dispose d’une clientèle principalement asiatique, nous ferons en sorte que notre module de reconnaissance vocale comprenne les particularités liées aux langues concernées, tout en apportant une attention particulière au vocabulaire induit. Ainsi, notre technologie est effectivement exploitable par tous nos clients grâce à cette faculté d’adaptation que nous avons développée. »

Une voix pour Francis

On peut légitimement se demander : la voix ne devrait-elle pas avant tout intervenir là où on en a besoin ? Certaines personnes, souvent pour des questions de handicap, ne peuvent pas utiliser un clavier. Cette situation provoque un obstacle réel pour l’utilisation des nouvelles technologies. Est-ce que ce n’est pas d’abord eux qui devraient profiter des avancées des commandes vocales ? Ne doit-on pas d’abord concentrer nos efforts pour améliorer leur quotidien avant de penser aux touristes japonais d’un hôtel parisien ?

Attention, je ne cherche pas à critiquer l’immense travail de ces start-up. Au contraire, je veux juste suggérer de hiérarchiser les futurs développements de l’intelligence artificielle et de la reconnaissance vocale.  

Comment fonctionne la reconnaissance vocale ?

Je l’ai dit en introduction. La principale force du storytelling est la faiblesse. Des faiblesses, – représentées par les difficultés, les obstacles, la complexité des choses, les défauts, les peurs, etc. – les nouvelles technologies de la voix en rencontrent et en rencontreront encore des tonnes. D’ailleurs, si vous voulez qu’une personne ait un faible pour vous, il faudra bien lui montrer vos faiblesses !

C’est pour cette raison que le storytelling est essentiel. Il est indispensable pour bien expliquer les choses, c’est plus facile de comprendre en racontant des histoires.

Mais ce n’est pas seulement ça le storytelling. Le storytelling permet d’imaginer des solutions (voir la conférence de Wiliam Simonin plus haut), de mettre en scène nos idées et nos inventions, de donner un sens  à ce que vous faites. Exactement comme le fait Vivoka dans ses vidéos.

Le storytelling met aussi en scène tous les acteurs, des clients des hôtels à mon ami Francis dont vous avez vu la vidéo au début de cet article. Vous vous souvenez de lui ? Il voulait commander une pizza en utilisant « Google Now ». 

Francis est au cœur de nos projets avec Guy Couturier, de « l’enchantement du client »  à « l’histoire du commerce ». C’est l’homme de l’ombre, le technicien derrière nos sites et les versions numériques des livres. 

Francis, ça fait aussi des années qu’il se déplace en fauteuil roulant. Voici son témoignage sur sa maladie :

« Je suis atteint de fibromyalgie et de polyneuropathies des membres inférieures. Ma santé s’est aggravée en 2014, mais j’ai commencé à souffrir du dos, des hanches et des genoux vers l’âge de 10 ans, ça fait 30 ans… Les spécialistes du Centre de la douleur à hôpital de la Timone pensent que j’ai la fibromyalgie depuis l’enfance, mais que celle-ci s’est aggravée à la suite de chocs émotionnels trop importants et aussi avec l’âge.
La fibromyalgie, c’est de fortes douleurs musculaires (des contractures) partout dans le corps avec des sensations de brûlure et des picotements. Ma maladie s’accompagne souvent de d’autres symptômes comme le syndrome du colon irritable, de migraines, des difficultés de concentration et des pertes de mémoire. Il y a une centaine de symptômes qui varient d’un patient à l’autre.
Pour les neuropathies, elles se sont déclenchées également en 2014, mais on ne connaît pas la cause. Les spasmes musculaires se sont calmés depuis un an sans savoir pourquoi ni comment. »

Francis Drubigny
“Petite partie de pêche sous le soleil de TOULON à Port Royal” Francis Drubigny – Instagram

Il se fixe un objectif : « arriver à me passer de mon fauteuil roulant d’ici fin 2019 ! »Il nous raconte son traitement dans cet article.

Il est incroyablement fort. Pour franchir son océan à lui, il a besoin d’une nouvelle pirogue, comme des millions de personnes qui vivent des situations similaires (évoquons ici le plus célèbre centre eux, astrophysicien britannique Stephen Hawking décédé à 76 ans en 2018). C’est peut-être la civilisation vocale qui lui apportera la solution. Elle devrait lui permettre (et lui permet déjà dans certains cas) de vivre dans des conditions décentes avec plus de facilité pour se déplacer dans la rue, chez lui, dans les transports, etc

C’est en lisant des histoires comme celle de Francis, c’est en s’inquiétant pour lui en lui demandant ce dont il aurait besoin que les spécialistes du vocal réussiront à transformer nos vies.

Et là, incontestablement, le vocal aura détrôné le digital dans le meilleur des mondes possibles pour chacun d’entre nous. Je veux conclure en reprenant l’une des phrases de Francis :

« L’impossibilité dite d’une chose ne dure qu’un temps sur notre échelle du temps. »

L’impossible n’est que temporaire – Francis Drubigny
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