Publicité native = publicité réinventée

native adversiting

publicité native = publicité réinventée

La publicité native, « native advertising »,  ou publicité intégrée est une publicité, principalement en ligne, qui s’harmonise avec le contenu éditorial classique sur lequel elle apparaît. (Le mot « natif » fait référence à cette cohérence de contenu) Par exemple, vous lisez un article historique sur les chaussures au Moyen Âge, quand apparaît sur votre écran une  bannière publicitaire ou un publi-reportage conçu par une marque de chaussures.

Ou encore : intégrer naturellement des contenus d’une marque au flux d’un media. Cela ressemble à un article, cela se lit comme un article mais ce n’est pas un article classique, c’est un article sponsorisé par une marque commerciale pour faire parler d’elle ou d’un de ses produits.

Cette intégration d’une pub intégrée, dans un contenu éditorial a pour but de contourner l’action  de blocage d’un message promotionnel par l’usage des logiciels antipub. Ceux-ci sont utilisés par des internautes qui rejette les formes classiques de publicité : (l’effet « Banner blindness »).

 

La publicité native

Elle s’inscrit dans une stratégie d’Inbound Marketing (marketing entrant) et de brand content. Dans laquelle l’annonceur n’opère plus par un démarchage direct et promotionnel, mais il opte pour une stratégie plus créative de CRM, de stratégie orientée “customer centric”.

La publicité native peut se présenter sous une forme d’un media payant (par abonnement) fréquemment employée par les marketeurs de contenu ou dans les magazines.

Naissance de la publicité native

Apparue fin 2012 aux États-Unis, par des agences media et des annonceurs qui s’interrogeaient sur la non-efficacité des formats classiques de publicité tels que les bannières et dont le taux de clic était passé d’environ 10 % en 2000 à moins de 1 % en 2014.

Cette publicité “réinventée” a réalisé une croissance de 213 % en 2017. En 2018, les investissements en publicité native aux USA représenteront 58,3% des dépenses display (digitales), soit 32,90 milliards selon eMarketer. Elle sera bientôt incontournable !

90% des principaux éditeurs américains proposent déjà des formats natifs sur leur site. Tous les grands médias US se sont ouverts avec succès au « native advertising » : New York Times, Washington Post, Buzzfeed, Huffington Post, Condé Nast… Des régies externes se sont aussi créées sur ce concept, Adyoulike, Sharethrough, Nativo, AdsNative…

En France, Le Monde, Prisma, Lagardère ont déjà lancé leur offre dédiée.

L’efficacité de la publicité native repose avant tout sur la création de contenu à réelle valeur ajoutée et … correctement ciblée.

Des outils de publicité native :

  • des liens commerciaux (sponsorisés) qui apparaissent dans les résultats de recherche  de Google ou Yahoo ;
  • des billets sponsorisés  sur les réseaux sociaux  (Facebook, Twitter, LinkedIn) ;
  • des vidéos et images sponsorisées sur YouTube, Pinterest ;
  • des widgets de recommandation (sur outbrain, disqus) ;
  • des listes sponsorisées (sur Amazon, foursquare, google) ;
  • des articles de fond, enquêtes ou dossiers, publiés dans la presse web et sponsorisés par une marque.

La publicité native agit en quasi instantané

Cette publicité en ligne est gérée par des « ad exchanges » qui répondent en environ 0.11 seconde entre le moment où l’internaute entre dans un site et celui où la publicité s’affiche. Après avoir analysé les requêtes précédentes de l’internaute afin de lui proposer une publicité en rapport avec ce qu’il recherchait quelques minutes plus tôt.

Pourquoi utiliser la publicité native ?

  • plus impactante et plus consultée par l’internaute ;
  • plus difficile à bloquer via des adblockers ;
  • ne dérange pas les internautes, en particulier sur un mobile (pour l’instant !).
  • le lecteur se sent mieux considéré par un contenu plus riche, plus personnel.

Les limites de la publicité native

Accusée parfois de tromper les internautes, cette publicité native même habilement « déguisée » en publireportage ou en dossier rédactionnel risque de décrédibiliser les médias qui les utilisent couramment. Tout en leur faisant perdre de leur indépendance. Sans parler de la déontologie et de la transparence  qui pourraient se poser concernant des journalistes qui écriraient « en même temps » le sujet de fond et la publicité native.

À l’opposé, il y a ceux pour qui le caractère gagnant-gagnant du native advertising constitue un argument en sa faveur. Les internautes y voient du contenu divertissant et intéressant qui ne perturbe pas leur expérience utilisateur, alors que les marques y gagnent en visibilité. (29% des personnes interrogées identifieraient le native advertising comme de la publicité contre 77% pour les bannières classiques).

Prospective :

La publicité sur mobile s’est développée plus vite que sur n’importe quel autre support, et le « native advertising mobile » n’échappera pas à cette règle, il devrait même surpasser tous les autres formats d’ici 2020.

 

 

publicité native
native advertising
  • 6
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
    6
    Partages

Reply

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.