Le lobbying : (ethnique, tribal, communautaire, gay, sexué, activiste, conspirationnisme …)

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Le lobbying est une stratégie

le lobbying mené par une entreprise ou un groupe de pression (appelé lobby) consiste à défendre ses propres intérêts auprès de décideurs ou de tous ceux qui ont du poids sur l’opinion ou la législation.

Vers 1830, le « lobby » désignait le couloir de la Chambre des communes où les groupes de pression venaient « discuter » avec les parlementaires pour influencer les nouvelles lois, normes ou réglementations, et favoriser leurs intérêts. Depuis, le lobbying désigne ces pressions et ces influences qui s’exercent sur des hommes politiques, sur des pouvoirs publics et, plus largement, sur des décideurs. Leur stratégie est d’agir au plus tôt, avant même que les législateurs découvrent le problème, et de retarder le plus possible la prise de conscience claire des dégâts, pour continuer à vendre.

Le lobbying intervient aussi plus en amont. En finançant la recherche sur les produits incriminés ou en la cofinançant, des groupes privés qui suivent l’apparition des résultats.

Auprès de la Commission européenne à Bruxelles, il y aurait de 15.000 à 20.000 lobbyistes.

« L’homme politique est le cœur de cible des lobbyistes ».

Les médias qui éclairent et conditionnent l’opinion publique, sont aussi une de leurs autres cibles-clés. Les tricheries scientifiques sont particulièrement courantes dans ce secteur par exemples : lisser les courbes statistiques, faire disparaître les «pics» expressifs ou les «excès significatifs» de cancers.

Dans la conception anglo-saxonne, le lobbying est considéré comme capable de penser pour le bien public et l’intérêt général. Les Lobbies qui interviennent auprès du Parlement européen et de la Commission européenne sont inscrits dans un « Registre de la transparence », comme « groupes d’influence », « groupes d’intérêt » ou encore  « groupes de pression ».

En France, contrairement aux États-Unis, le lobbying suscite de la méfiance ; il est plutôt considéré comme du « corporatisme ». La loi du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique (dite loi Sapin II) institue la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP), chargée – entre autres – de surveiller l’activité des lobbies.

Le lobbying, cela consiste :

  • en des rendez-vous officiels avec des décideurs publics ;
  • des rencontres et invitations plus informelles ;
  • des argumentaires juridiques, des amendements parfois, ou encore des études scientifiques, livrées directement aux décideurs ;
  • des films, des émissions télé et des reportages ;
  • es colloques, rencontres destinées à mettre en lumière tel ou tel expert ou telle tendance « pro ou anti-quelque chose »;
  • des cabinets de conseils et d’influenceurs ;
  • de la corruption ou des pratiques déloyales : en effet acheter un élu ou un parti ne gêne pas la plupart des lobbyistes. On sous-estime beaucoup l’ampleur de ses pratiques.

Par tous ces moyens, les lobbyistes poursuivent un même objectif : influencer les décisions publiques et les régulations en leur faveur.

L’attaché parlementaire reste le cerveau indispensable, celui qui effectue le travail de fond, très souvent il rédige les textes, oriente certains paragraphes parfois à l’insu de son député… De plus, il connaît mieux que quiconque l’art et la manière de solliciter ou de présenter les choses aux élus.

  • « À la différence des partis politiques, les groupes de pression ne revendiquent pas le pouvoir » — (Jean-Marie Denquin, Introduction à la science politique, 2001)

Autres sortes de « lobbying » :

1°) Le marketing ethnique :

C’est une segmentation marketing qui permet d’entreprendre un ensemble d’actions marketing personnalisées à destination d’un groupe de consommateurs, tribus, ou d’une communauté ethnique particulière.

Le marketing ethnique est particulièrement utilisé aux États-Unis à destination des communautés noires ou hispanisantes. Par exemple une gamme de produits spécifiques aux peaux noires…

Le marketing ethnique peut s’utiliser aussi pour décrire la démarche marketing d’une marque qui ne cherche pas à toucher une ethnie spécifique, mais qui assure la promotion de ses produits au travers des caractéristiques et/ou de la culture d’une ethnie. L’objectif est alors de séduire des consommateurs attirés par l’exotisme, la diversité ou la solidarité.

Attention : poser l’ethnique dans une stratégie marketing ouvre nécessairement à la désignation de l’autre comme « discriminé ». Il s’agira alors d’être très « subtil», sous peine de bévues légitimement répréhensibles.

2°) Le marketing communautaire :

En se regroupant en communautés, souvent des jeunes s’échangent et partagent des informations sur des intérêts communs, entraînant des comportements d’achat différents.

Le marketing communautaire utilise ces regroupements pour se renseigner sur les attentes de ces consommateurs (la tribu), pour localiser leurs lieux de rencontre et pour y localiser sa promotion, tout en développant une sorte de désintéressement monétaire des contributeurs. Mais attention au risque d’être perçu comme de la « récupération » de la communauté, ce qui provoquerait un effet contraire. Cette stratégie est considérée comme très prometteuse pour l’avenir.

3°) Le marketing tribal :

Il vise les comportements sociaux et les habitudes de certains groupes de consommateurs. Une marque de vêtements peut par exemple ambitionner de devenir « l’uniforme de la tribu ».

Depuis plus de deux ans, Agnès Ogier, directrice marketing de SNCF Voyages, a pour leitmotiv la personnalisation au service du client : « En interne, notre ligne directrice consiste à passer du train pour tous, au train pour chacun. ».

4°) Le marketing gay – marketing pour les homosexuels :

Il y a encore quelques années, les gays se sentaient obligés de se cacher pour ne pas être visés comme des cibles qui considéraient qu’être gay n’était pas correct. Aujourd’hui, ils osent se montrer et ne se cachent plus. En peu de temps, et avec l’évolution des mentalités, ils sont devenus « les jouets des marques ».

Les entreprises cherchant à se créer de nouveaux besoins développent les attentes de la cible des gays, au fort pouvoir d’achat, souvent en couple sans enfant avec un haut niveau d’éducation – le plus souvent cadres ou professions libérales.

Les gays sont très souvent considérés comme des «leaders d’opinion de tendances» ou des « early adopters » de produits raffinés et modernes.

Le marketing gay – « gay friendly » – reste encore un sujet quelque peu tabou en France, Renault Twingo Sport : « Bien dans son époque, bien dans sa Twingo », alors qu’aux États-Unis des marques comme Diesel, Levi’s, Dolce Gabbana, Procter & Gamble, Ford, n’hésitent pas à leur proposer produits et services, ceux-ci acceptant avec plaisir ce type de communication.

Les homosexuels représentent aujourd’hui un vrai marché à conquérir.

5°) Le marketing sexué ou « gender marketing »

Très prisé aux États-Unis, il désigne les pratiques qui consistent à adapter la politique marketing produit, communication en fonction du caractère masculin ou féminin de la cible.

La nouvelle campagne d’Adidas célèbre les femmes et les encourage à atteindre des sommets dans le sport tout comme dans leur vie de tous les jours. Cet hymne à la féminité ambitieuse se déploie à travers de multiples canaux : plateforme en ligne, TV, in-store, relations publiques. Adidas sort ainsi le grand jeu pour communiquer vers les « girls ».

6°) Le marketing « activiste », engagé :

Ce marketing souvent interactif est considéré comme du militantisme destiné à obtenir un changement économique, politique et/ou social. Il représente une forme de contestation consumériste. Il est parfois récupéré par des marketeurs désireux de tirer profit d’engagements de consommateurs ou plutôt des citoyens, via les réseaux sociaux, Ceux-ci s’engagent autour d’une cause, d’une idée et prennent ainsi le risque de déplaire à d’autres militants d’autres combats.

L’engagement du client, comme une sorte d’enchantement du client, se matérialise par une action positive de ce dernier en faveur d’une marque : feedbacks, ou retours clients, commentaires ou suggestions que l’entreprise peut ensuite inclure dans son cycle de R&D. Chaque nouveau client peut donc devenir un VRP (bénévole).

Le storytelling et les expériences passées du client peuvent aussi devenir de bons outils de cet engagement.

7°) Les conspirationnistes

Des groupes de pression existent, ils sont bien connus et ils ne se cachent pas. Ils se sont autoproclamés sans concertation, ils ne sont pas élus : G8, G20, OMC, FMI, OTAN, ONU, Commission Européenne… et les médias participent à leur propagande. Ce conspirationnisme permet d’expliquer ce que l’on n’admet pas.

Ils échafaudent des théories fumeuses pour faire parler d’eux. Ce sont des espèces de gourous qui profitent de leur charisme pour semer la confusion dans les repères politiques d’un public qu’ils manipulent.

“Les protocoles des sages de Sion” (fin du XIXe siècle). Un ouvrage qui se présente comme la transcription des actes d’une rencontre secrète des dirigeants d’une société d’inspiration sioniste. Elle aurait mit au point un plan diabolique de prise de contrôle du monde et d’avènement du « royaume d’Israël » : « Le roi des juifs serait le vrai pape de l’univers, le patriarche de l’Église internationale »

 

 

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