Commerce collaboratif ou participatif entre internautes

Texte extrait du livre :

Marketing & Commerce, Évolution et Prospective

« Le commerce d’aujourd’hui et de demain » – (2018 – 575 pages – 30 €)

Pour acheter : http://mktg.the-commerce.com

Le Commerce collaboratif  ou participatif

commerce collaboratif

Le commerce collaboratif

Le commerce collaboratif  ou participatif se situe dans la “litanie des Co” :

Le commerce collaboratif :  dit “C-Commerce” ou « C to C » ou encore parfois le « commerce entre internautes » représente l’ensemble des échanges “commerciaux” par lequel des consommateurs partagent sous une forme gratuite ou payante l’usage de biens neufs, recyclés (d’occasion) ou de services Internet par exemple via des brocantes, des vide greniers, des petites annonces…

C’est une version 2.0 du ” troc “, datant de la préhistoire, dépoussiéré. Tout aujourd’hui semble aujourd’hui pouvoir se partager, s’échanger, se revendre, se louer entre particuliers même les cadeaux que l’on reçoit) soit :

  • on se regroupe pour acheter en quantité ;
  • on organise un prêt, un don, un échange, un financement, du temps…

Une consommation collaborative peut représenter aussi une source de « consommation plaisir » : 64% des personnes interrogées expliquent que cette façon de consommer « plus responsables » leur convient mieux.

 

Le commerce collaboratif reste largement plébiscité par les acheteurs car plus

Collaboratif

du travail collaboratif

économique, surtout en période de crise économique, mais aussi pour des raisons de valeurs personnelles via un nouveau mode de consommation, une volonté de recyclage, une consommations plus responsable, plus équitable. Les cyber acheteurs se transforment en consommateurs augmentés de plus en plus autonomes. Ils recherchent ainsi une consommation en phase avec leurs propres valeurs (éco-responsable ou de partage).

« Usage remplacerai-t-il Possession ? »

Une économie d’échange et de partage :

Par exemples :

  • partager son appart à St Germain des Prés, contre un studio à New York pour quelques jours « HomeExchange »,
  • louer son parking pour quelques heures par jour quant on est au travail « ParkAtMyHouse »,
  • prêter sa perceuse ou son lave linge à son voisin « Zilok »,
  • des fringues « ThrdUP»,
  • des produits culturels « Swap »,
  • des compétences « Teach Street »,
  • des objets usagers «  Kashless »,
  • des voyages « Airbnb »,
  • es produits du jardin « LePotiron »
  • Groupon, Vente privée, Le Bon Coin…

Ce collaboratif s’étend de plus en plus sur Internet. Des artisans indépendants à métiers complémentaires peuvent s’échanger « bénévolement » des heures de prestation.

Un transport (scolaire) collectif, ancestral : le Pédibus qui correspond à un autobus pédestre, utilisé de tous temps dans le cadre du ramassage scolaire. – En anglais : « walking bus » et en allemand : « Schulwegbegleitung » -. Des parents, à tour de rôle, conduisent à pied un groupe d’enfants. Au Canada : depuis 2001, de nombreuses lignes d’autobus pédestre se sont ouvertes. On comptait 152 lignes de pédibus quotidiennes en octobre 2007. Il existe aussi des Pédibus pour des randonnées autour du Mont Blanc.

Apparaît aussi la notion de résolution communautaire, ainsi certains opérateurs confient la résolution de problèmes simples posés par des clients à d’autres clients, apportant ainsi des réponses plus rapidement et surtout plus opportunes. Également une mutualisation des capacités de milliers d’ordinateurs (de particuliers) afin de résoudre des problèmes complexes. Et encore la conception de nouveaux articles par les consommateurs eux même « co création ».

Auchan a lancé le commerce collaboratif avec Quirky : Une plateforme créative et une marque fondée en 2009 par Ben Kaufman, un inventeur compulsif de 23 ans. Le concept est basé sur un réseau social dédié à la cocréation et au partage d’idées.

Ce nouveau canal de distribution – le commerce collaboratif ou « sharing economy » – a débuté dans les années 2010 en Californie. Il consiste, en cette période économique très difficile, à supprimer des intermédiaires voire même à faire vendre des produits par les consommateurs eux-mêmes. En France, c’est le cas de Supercoop où des consommateurs s’inscrivent pour pouvoir acheter des produits agricoles régionaux achetés aux producteurs  en s’engageant à donner de leur temps pour aider à la vente de ces produits (en moyenne trois heures par mois).

En outre, on note « une forte progression des « échanges » sur le marché de l’occasion dans l’électroménager, l’ameublement, les produits audiovisuels et le bricolage.

Le Jobbing

Il constitue une solution pour « arrondir ses fins de mois », quand on est chômeur, étudiant, inactif, retraité, ou salarié, mais ayant beaucoup de « temps libre » (pompier, policier, enseignant, coach, intermittent du spectacle, consultant …) cela consiste à accomplir des petits boulots en étant rémunérés. Cela peut aussi concerner un artisan pour une petite mission « sans facture »… sans couverture sociale !

Des plateformes ou des sites de Jobbing, s’occupent de jouer le rôle d’intermédiaire entre le vendeur et l’acheteur. Certains accomplissent même les formalités administratives et légales pour le paiement :

Quelques prestataires de jobbing :

Collaboratif

du collaboratif

 

Services Entre Nous – JeMePropose – 5euros.com – Frizbiz – GpalTemps.com OHMYKICK – Cronoshare – needelp.com – MyUnéo – YoupiJob – Jobbons.com Bubblejob – Altamigo – Gigbucks – monabeille.fr – YoomKen – SEOClerks – Petits jobs – Fiverr – Les Débrouilleurs.

 

Des tendances collaboratives comparables :

  • dans l’e-commerce : la reprise, l’échange voire l’essai longue durée (un matelas pour 100 nuitées) ;
  • les products services systems (autopartage, vélos en libre-service) ;
  • des styles de vie collaboratifs (couchsurfing, colunching, coworking…) ;
  • des systèmes de redistribution (invendus, reprises, produits abimés…) ;
  • une finance collaborative se développe : le « crowdfunding » (crédits entre particuliers, microcrédit solidaire, financement participatif).

Le marketing collaboratif (ou participatif) :

Technique de marketing peu onéreuse, qui associe activement le consommateur (bénévolement) à l’élaboration, la communication, le développement, voire la vente d’un nouveau produit/article tout en valorisant ainsi son besoin de reconnaissance et de se sentir comme unique : « l’article fait uniquement pour lui ».

35 % des jeunes sont extrêmement sensibles et friands des forums, chats… qui permettent ainsi de communiquer ses avis, ses attentes.

Danette a obtenu 400 000 votants pour choisir une nouvelle saveur.

Une contrepartie de ces collaborations

La plupart des nations modernes fonctionnent selon un principe de la solidarité nationale avec une redistribution de richesses sous forme de versement de prestations, d’allocations sociales aux plus démunis et d’investissements publics. Mais pour redistribuer, il faut d’abord collecter…des impôts.

Le propre de cette nouvelle économie de partage consiste à diminuer les intermédiaires, certes, mais aussi…parfois à détourner des revenus de leurs charges sociales, allant jusqu’à officialiser une sorte de « travail au noir ». Dans ce cas, les États ne peuvent plus jouer leur rôle de redistribution.

« Moins d’impôts, moins d’allocations ».

Cette nouvelle économie nécessite de la confiance :

Les innovations technologiques permettent certes d’optimiser la sécurité et la garantie des paiements, mais reste encore la délivrance, voire la « remise en mains propres » qui suscitent bien des appréhensions par crainte de tomber dans une arnaque ou des complications diverses. Des méfiances manifestées lors de :

Cocréation

de la cocréation

  • prix trop bas ;
  • vendeurs à l’étranger ;
  • fautes d’orthographes dans l’annonce ;
  • frais de livraison trop élevés.
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