Les consommateurs se détournent des grandes entreprises

Les consommateurs se détournent des grandes entreprises

(#DIY et circuits courts)

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Les circuits courts

3 consommateurs interrogés sur 4 se disent inquiets quant à la sécurité de leurs données personnelles. D’où l’application d’une nouvelle directive européenne appliquée par la CNIL à compter du 25 mai 2018 : le fameux RGDP (Règlement des Données Personnelles).

8 Français sur 10 (soit 77 %) consultent les avis des internautes avant d’acheter un produit ou un service, mais 35 % des avis consultables sur Internet seraient « déloyaux », bien qu’il existe depuis peu une norme pour authentifier la véracité des avis sur Internet (la norme AFNOR – NF Z74-501). Encore faut-il que les entreprises demandent la certification.

Un décret (octobre 2017) rend obligatoire la mention « photo retouchée » lorsque la silhouette d’un mannequin a été modifiée à l’aide d’un logiciel ou de tout autre moyen. Cette mention doit être « aisément lisible et clairement différenciée du message publicitaire ou promotionnel ».

En Californie, la « Ra Water » (une eau de source brute non filtrée, non traitée et non contrôlée !) s’arrache à 4 € pour un litre !

Dans la grande distribution, le créneau de la transparence sur la composition et la provenance des produits (« Radical Transparency ») est surtout occupé aujourd’hui par des marques « neuves », comme « C’est qui le patron ? » ou des marques « digital natives ».

En France, les pratiques du « do it yourself » (le « fait maison ») ont le vent en poupe, des cosmétiques naturels poussés par la marque Aroma-Zone, au bricolage et au jardinage.

Les plateformes de DIY : « Do it yourself »

Depuis la préhistoire, l’homme a fabriqué par lui-même des objets pour façonner son environnement. Mais le #DIY : « Faites-le vous-même », « Faites-le par vous-même », « Fais-le toi-même » ou encore « fait maison », ou « fait à la main » désigne non pas l’ère où tout le monde était artisan par obligation, mais l’ère où chacun peut devenir artisan par choix et par plaisir.

Sur fond de crise économique, la forte tendance au « do it yourself » s’explique :

  • par la volonté d’améliorer soi-même son propre habitat ;
  • par l’engouement pour le bricolage et la décoration intérieure ;
  • par la recherche de revenus supplémentaires.

Elle place les activités manuelles au cœur des occupations quotidiennes des consommateurs. D’où la création de plateformes de commercialisation électroniques – e-commerce – de ces productions « faites à la maison ».

Dans la France d’après-guerre, face à un pays en ruines et à des institutions qui tardent à fournir les millions de logements manquants, des groupes d’individus, « les castors », s’unissent et s’organisent pour construire eux-mêmes, en collectivité, leurs propres habitations.

En 1968, création de  Whole Earth Catalog, aux États-Unis.

En 1973, Victor Papanek publie un livre, The Nomadic Furniture, et délivre les plans et les instructions pour fabriquer facilement des lits, chaises, tables, canapés, etc., en utilisant des matériaux peu chers et/ou recyclés.

Depuis 2007 les initiatives de DIY en ligne sont en forte progression dans à peu près tous les domaines. Aujourd’hui, de nombreux particuliers partagent – vendent – leurs travaux sur leur blog personnel ou sur des forums communautaires. Des plateformes de ventes sur Internet se sont développées pour fédérer cette communauté.

Espritmanuel.com lance un service Internet et une application mobile facilitant la création et le partage par des guides, des tutoriels conviviaux et didactiques, où chacun peut profiter du savoir de la communauté.

Principales plateformes de DIY :

La tendance de cette forme de e-commerce :

  • Apprenez à faire vous-même avec ChicMaker ;
  • Vendez ce que vous faites vous-même avec Etsy.

Dans la culture punk, le DIY est lié à une vision anticonsumériste ; c’est un rejet de la nécessité d’acheter des objets ou d’utiliser des systèmes ou des procédés existants. Ce DIY a sans doute commencé par le mouvement punk des années 1970. On peut noter cependant que la débrouille, le bricolage, les activités pour enfants, existaient avant le mouvement punk DIY. Ses membres sont ainsi souvent liés à l’anarchisme, l’autogestion et aux mouvements squat ou punk.

Des groupes de musique DIY réalisent eux-mêmes la production d’albums jusqu’aux concerts, en passant par les actions de communication. Ce choix de production reflète avant tout une volonté d’indépendance face aux grandes maisons et à l’industrie du disque. Ce type de production connaît un véritable essor ces dernières années, surtout dans la musique électronique.

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