Quand le boucher vous glace le sang (le manque d’hygiène me fait fuir)

En réponse à l’article de Guy Couturier, s’il y a une chose qui m’irrite dans les supermarchés ou d’autres commerces et me fait fuir, c’est bien le manque d’hygiène. Voici une histoire vraie qui illustre bien ce problème.

Il y a des conversations qui vous glacent le sang !

Les fêtes sont passées. Les clients et le personnel du supermarché sont plus tranquilles. Fini la frénésie pour se jeter sur l’ultime chapon et les plus belles huîtres sur l’étal du poissonnier.

Alors entre vendeurs et clients, ça discute. Il y a Martine (elle a un badge avec son nom) qui remplit le rayon des couches pour bébé et qui discute des derniers exploits de son bambin. C’est sympa, vous passez et vous attrapez quelques bribes de conversation qui vous font sourire. L’ambiance est vraiment plus détendue.

Le manque d’hygiène est un manque de professionnalisme

Je m’arrête au rayon boucherie. La cliente est plus âgée et le vendeur pas loin de la retraite. On le comprendra dans la discussion. Moi, je veux juste deux côtes d’échine de porc. Ca devrait être rapide. Mais je dois d’abord attendre qu’il finisse de servir cette cliente. Bon, maintenant, il n’a pas l’air vraiment de la servir. Je l’observe ranger les côtes d’agneau tout en papotant. C’est sérieux puisque ça parle de politique et de retraite (justement). Le supermarché après les fêtes, ça ressemble comme deux gouttes d’eau (de vin ?) au bistrot du coin.

Revenons nos moutons. Afin de montrer son professionnalisme, sa rigueur et sa trempe, le boucher tint à peu près ce discours :

« Les jeunes ne sont plus courageux. Le travail, ça les ennuie. Moi, mon travail, je l’aime. Je me suis toujours accroché à mon job avec passion. J’ai toujours eu le sens des responsabilités. Jamais en 40 ans, je me suis arrêté. Toujours fidèle au poste. A part une semaine pour une appendicite et une autre fois pour 3 fois rien. »

(NDLR au niveau du langage, notez la juxtaposition des adverbes ‘toujours’ et ‘jamais’ avec ‘à part’)

« C’est pas un mauvais rhume ou un vilain virus qui allait m’arrêter. Moi, je suis là tous les matins depuis 40 ans ! » dit-il en toussant.

Bien sûr, la brave vieille dame hoche de la tête en signe d’approbation et en profite pour passer sa commande. Moi, je suis là depuis 10 minutes. C’est pas grave. Le climat est détendu. Les fêtes sont finies. Pas de stress.

Pas de stress ? Au contraire, là j’ai commencé à stresser vraiment. Et qui me dit que ce bon boucher si courageux n’était pas malade. D’ailleurs, il parle avec la voix légèrement rauque. Pourquoi a-t-il cette voix-là ? En plus, il tousse. A-t-il mal à la gorge ? Une angine peut-être ?

Comment un professionnel expérimenté de l’alimentation fraîche peut-il clamer fièrement sur son lieu de travail qu’il travaille même quand il a de la fièvre ! 

Hallucinant !

J’ai pris mes jambes à mon cou et je suis allé acheter du jambon. Même si je n’avais aucune certitude sur l’état de santé de la charcutière !

Le manque d’hygiène est un véritable manque de professionnalisme. On y reviendra très prochainement sur ce blog.

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