Entre les commerces de proximité et de périphérie : quelle est la vraie différence ?

Deux commerces : la différence ?

D’abord qu’elle est la vraie différence entre les commerces de proximité et de périphérie?

On peut très bien habiter à proximité d’une grande surface et alors : est-ce plus « proche » d’aller à pied dans une boutique du centre ? Comme ne pas avoir un accès facile à un magasin du centre. Le mot “proximité” peut aussi signifier “commodité”

épicier d’antan, mais tellement d’actualité

La démarche d’achat reste la même :

On peut aussi bien aller dans un hyper, simplement pour acheter une baguette de pain, comme on peut aller chez l’épicier du coin de la rue et se faire livrer à domicile toutes ses courses de la semaine. Le parcours d’achat est sensiblement identique.

La complémentarité de ces 2 types de commerces :

Ces deux commerces sont complémentaires et ils cohabitent très bien auprès d’un même acheteur, en fonction des besoins. (Si on achète un nouveau canapé tous les 5 ans on peut alors se déplacer à 30 km pour le choisir).

Pour les courses “courantes” encore faudrait-il que le service offert soit identique :

  • que la « commodité » soit identique ;
  • que le plaisir et la facilité d’acheter soit identique;
  • que les choix soient identiques (à terme) : le “petit” commerçant peut disposer d’un catalogue en ligne et passer une commande urgente (un peu à l’exemple des pharmacies livrées plusieurs fois par jour).

Commodité, plaisir et choix, c’est là que réside les vraies différences entre ces deux commerces.

Des solutions pour les “petits” commerces :

  • au commerçant « de quartier » d’être aussi disponible (horaire et jour d’ouvertures),
  • il peut très bien organiser lui aussi créer un site d’e-commerce pour faire du Web to store;
  • du « drive »; 
  • du conseil, de l’animation commerciale, du crédit (la fameuse ardoise), de la fidélisation, des promotions…
  • des livraisons à domicile, (soit avec un livreur “Über”, soit en sous-traitance) pour cela des solutions externes (à la charge de l’acheteur) existent déjà : Urb-it (2016), Birdiz (2016), Moneytime (2017) certes, pour l’instant limitées à quelques grandes villes, mais de tels services peuvent très bien s’organiser par des associations locales de commerçants.
  • faire de l’animation voire de l’évènementiel au niveau d’un anniversaire ou d’une rue.Une digitalisation des petits commerces qui peut être accompagnée par les municipalités et conseils généraux, par exemple en créant une application numérique dédiée aux commerces d’un quartier.http://fr.fashionnetwork.com/news/La-distribution-experimente-a-tour-de-bras-pour-contrer-Amazon,900996.html#.WmnpJ5OdW9a

Bref, si le centre commercial offre plus une image de « modernité », le « petit commerce » peut hisser ses « services annexes » au même niveau, en investissant pour se développer, plutôt que de se plaindre que le « petit commerce est mort ».

La grande distribution pour proposer ses services, elle a dû recruter, investir et s’organiser. Elle a vu son chiffre d’affaires augmenter en conséquence. Les commerces de centre-ville peuvent profiter de cette grande cause nationale : “Le coeur des villes” pour obtenir des aides financières.

Conclusion :

“Il ne faut pas opposer commerces de proximité (centre-ville)

et commerces de périphérie (centre commercial). Ils sont complémentaires”

Le concurrent commun (“l’ennemi”) c’est Internet et son commerce électronique.

Les commerçants de ville conservent une nette préférence dans le coeur des consommateurs, qui actuellement sont amenés à douter de la grande distribution. Laquelle peut être par paresse, s’est éloignée des exigences nouvelles de sa clientèle et n’a pas toujours évoluées en fonction de ces “nouveaux clients”.

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