Brian Solis VS Denis Gentile : propos croisés sur le marketing

Forces en présence

Brian Solis est né en 1970, Denis en 1968.

Brian a 288000 abonnés sur Linkedin, Denis est certifié Expert Absolu, mais a quelques abonnés en moins, vérifiez vous-même !

Brian Solis vs Denis Gentile : propos croisés sur le marketing

Brian Solis vs Denis Gentile : propos croisés sur le marketing

Brian a écrit plusieurs best-sellers, il donne des conférences dans le monde entier et il est reconnu comme l’un des influenceurs les plus… influents ! Denis a vendu 500 exemplaires de son premier livre, il a été interviewé par Anthony Rochand sur sa chaîne YouTube et, si on en croit quelques commentaires lus sur son blog, il a inspiré des dizaines d’internautes.

Le match est complètement déséquilibré. Mais ni l’un – qui ne connaît même pas l’existence de Denis – ni l’autre ne souhaite se défier. Au contraire, ce qui nous intéresse ici ce sont des idées qu’ils défendent tous les 2 depuis des années. Ce n’est pas un combat, mais un simple jeu.

Propos croisés

Voici des propos croisés extraits de 2 publications :

Qui a dit quoi ? C’est le jeu de ces propos croisés. A vous de deviner qui parle dans les extraits ci-dessous. vous trouverez les réponses en cliquant sur les liens ci-dessus.

Réinventer le Marketing

« Allons-nous encore laver – comme nos grands-parents ou nos arrière-grands-parents – notre linge dans la fontaine de notre quartier ? Et puis, y a-t-il encore une fontaine ? Et essayons d’imaginer la réaction des passants si nous le faisions !

Entre-temps, on a construit et diffusé une formidable machine, certainement l’invention qui a le plus révolutionné notre vie quotidienne au XXe siècle, la machine à laver le linge !

On ne lave plus son linge sale de la même façon, c’est évident. Alors pourquoi voudriez-vous utiliser les stratégies de conquête d’un marché qui étaient développées avant l’ère du web ? Car internet a changé le monde économique comme la machine à laver a changé la vie de millions de familles. » Brian ou Denis ?

« Il ne s’agit pas d’arrêter le marketing, mais de réinventer intégralement ses pratiques pour le faire correspondre aux usages modernes des consommateurs. Or, ce n’est pas du tout le chemin que nous prenons ! À l’université, l’enseignement n’a pas changé depuis des années. Et, ensuite, les entreprises, les agences… toutes ces structures continuent à promouvoir le marketing dit traditionnel, sans chercher à explorer de nouvelles voies. » Brian ou Denis ?

Créer est ne pas copier !

« Alors, pourquoi garder le même nom ? La machine à laver ne s’appelle pas la fontaine ! Pourquoi le marketing devrait-il encore s’appeler marketing ? Par commodité ? Par habitude ? Il faudrait un autre nom qui intègre la nouvelle réalité, celle des blogs, des forums, des réseaux sociaux et de l’internet mobile.

“Créer est ne pas copier” est l’une des devises du plus grand chef étoilé italien, Gualtiero Marchesi, décédé récemment.

Et si ce post-marketing (anti-marketing ?) issu du monde numérique correspondait au Community Management ?

Le maître de cette stratégie des médias sociaux vous en avez tous entendu parler, c’est le Community Manager.

Certains d’entre vous seront choqués, car dans l’imagerie commune et l’air ambiant, le Community Manager ne serait qu’un vulgaire stagiaire qui envoie des tweets et des messages sur Facebook du matin au soir. Pourtant son rôle est plus complexe...

Et si dans votre entreprise il n’y a pas assez de budget pour développer une bonne communication on line, la solution est simple : il suffit de transférer le budget marketing vers celui du community management ! Un point de vue à partager !

Regrettablement, la tendance serait plutôt l’inverse avec le Community Manager qui se retrouve dans le département marketing. Une hérésie !  N’y voyez pas une haine déguisée contre le marketing, mais une véritable envie de faire quelque chose de différent, d’innovateur et qui ne copie pas de façon scolaire les vieilles recettes. » Brian ou Denis ?

« Je dirais même que le social media est le futur de la communication. Et le problème, c’est que cette puissance devrait s’accompagner d’une grande responsabilité certes de marques, mais surtout de nos leaders… Or, c’est loin d’être toujours le cas… L’autre point, c’est que si le social media va gagner en puissance, ce ne passera pas forcément par les plateformes Facebook ou Instagram. Ces dernières évolueront, seront peut-être remplacées, mais ce qui va s’accentuer, c’est que les consommateurs seront de plus en plus connectés les uns aux autres et qu’ils s’influenceront toujours davantage. » Brian ou Denis ?

Démocratisation

« Aujourd’hui, l’explosion des réseaux sociaux a démocratisé la parole et la relation à la marque. Et tandis que le marketing s’est construit sur la volonté de toucher le plus de consommateurs possible, il s’agit désormais d’entretenir des conversations plus personnelles et plus engagées, individu par individu. » Brian ou Denis ?

« L’emploi du mot français ‘marché’ à la place du mot anglais ‘market’ donne immédiatement une autre impression, bien moins mécanique et beaucoup plus humaine. En effet, le marché est un lieu convivial où des marchands vendent des produits aux consommateurs. Souvent des produits frais, comme des fruits et des légumes. L’individu, vendeur ou client, est connu et reconnu. Ils se parlent, ils se disent bonjour Monsieur Dupont, au revoir Madame Durand, ils connaissent leurs habitudes. Le service est personnalisé. Plonger dans cet univers, c’est indispensable avant de prétendre développer une stratégie de marché. » Brian ou Denis ?

« Et tandis que le marketing s’est évertué, pendant des décennies, à toucher un maximum de personnes, il doit dorénavant susciter la discussion en one-to-one. Tout l’enjeu consiste donc à replacer l’homme au centre de toutes les interactions, car ce n’est qu’ainsi que les marques susciteront de l’engagement. » Brian ou Denis ?

« L’idée des réseaux sociaux, c’est celle de Périclès et de Socrate. On n’est plus dans les rues et les places d’Athènes, mais dans un lieu accessible à tous et au même moment : l’intrigante blogosphère. Il a fallu plusieurs siècles pour que les idées de Périclès et Socrate se diffusent dans le monde entier. Un blogueur n’a besoin que de quelques secondes pour toucher l’attention des internautes (bien sûr, tous les blogueurs ne passeront pas à la postérité !).  Celui qui mène les débats sera donc fondamentalement un peu politicien et un peu philosophe. » Brian ou Denis ?

Et Google dans tout ça ?

« Regardez ce que Google a accompli avec ses micromoments. En mettant en lumière que le Web ne se visitait plus en session, mais plutôt en une variété d’instants tout au long de la journée, il a rendu obsolètes les campagnes de mass media qui visaient à atteindre le plus grand nombre d’individus. Par là même, il a bouleversé la manière dont les marques devaient s’adresser à leurs consommateurs. Parce que le message doit être immédiatement compréhensible, ainsi que parfaitement personnalisé et contextualisé. » Brian ou Denis ?

«  Il faudrait changer quelque chose de nos habitudes. Plus exactement, créer une sorte de mouvement qui va faire tourner la terre d’une autre façon. Pour faire cela, il y a mieux que la rue au XXIe siècle, il y a Google ! Quand le citoyen lambda cherche des informations, son premier réflexe est d’aller sur Google. Si vous avez cette info et que vous êtes dans les premiers résultats sur Google alors il ouvrira la porte de votre site. Etre sur la première page de Google, c’est avoir un commerce dans la rue commerçante de votre ville et en plus des places de parking à proximité ! Vos produits auront plus de chances de se vendre et vos idées auront plus de répercussions s’ils font la une des recherches sur Google. C’est désormais autrement plus efficace que la une d’un journal ! Pour cela rien ne vaut un bon blog et une saine diffusion sur les réseaux. » Brian ou Denis ?

Brian Solis Denis Gentile

Brian Solis vs Denis Gentile : propos croisés sur le marketing

 

Voilà, le jeu est fini. Il est temps d’aller lire ces 2 articles dans leur contexte. Vous y trouverez notamment des exemples pour illustrer ces discours.

Il y a quand même un truc assez inquiétant. 5 ans séparent ces 2 articles, les discours sont similaires, cela signifie-t-il que la situation n’a toujours pas évolué ? Que l’on n’a pas encore vraiment pris la mesure des changements provoqués par les nouveaux médias ?

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